Le coup de gueule de Xenia à l’encontre de la SNCB a été partagé près de 800 fois

Xénia Maszowez, navetteuse entre Mons et Bruxelles depuis près de dix ans, monte une nouvelle fois au créneau. Ce n’est pas la première fois que la Montoise pousse un virulent coup de gueule contre la SNCB. Mais cette fois, elle espère que les promesses se transformeront en actions pour qu’enfin, les navetteurs profitent d’un service de qualité.

La jeune femme n’en est pas à son coup d’essai. Il y a quelques années, elle avait organisé des actions citoyennes. Elle avait mis la pression sur la ministre Jacqueline Galant (MR), qui avait finalement accepté de rencontrer les navetteurs. "Au quotidien, la situation devient ingérable et s’est encore détériorée depuis l’adoption du nouveau plan de transport", regrette-t-elle.

À l’époque pourtant, le temps était à la conciliation. "On nous a demandé d’être patients, on nous a dit que des adaptations seraient nécessaires. Force est de constater que c’est loin d’être mieux. Jeudi encore, je suis arrivée avec 20 minutes de retard au travail, sans qu’aucune annonce ne nous en explique les raisons. Même s’ils sont à l’heure au départ, les trains accumulent le retard lors du trajet, comme si c’était tout à fait normal."

Aujourd’hui, c’est excédée que Xénia Maszowez lance un appel au ministre de la Mobilité, François Bellot (MR). "Je l’interpelle publiquement parce qu’à un moment, il faut arrêter de se moquer de nous, il faut que ça bouge, que les choses soient prises à bras-le-corps et que des solutions soient trouvées."

Et d’ajouter : "Si je passe par les réseaux sociaux aujourd’hui, c’est parce qu’il est plus facile de mobiliser la population par ce canal. Ce n’est pas à elle de trouver des solutions mais les seules façons que nous avons de nous plaindre, c’est de passer par un courrier électronique et demander des compensations financières… Mais ce n’est pas de l’argent que nous souhaitons, c’est un service performant !"

Pour la Montoise, être navetteuse a des impacts sur sa vie quotidienne. "Nous sommes obligés de faire appel à la famille pour prendre en charge nos enfants car nous sommes (son conjoint travaille également à Bruxelles, NdlR) pris en otage par les retards quotidiens. C’est un stress permanent, ce n’est pas une situation exceptionnelle. Prendre un rendez-vous médical est également compliqué car même en prenant nos précautions, nous ne sommes pas certains d’être à l’heure."

D’où sa proposition au ministre. "Relevez le défi. Prenez ma place pendant deux semaines […] Après cela, peut-être prendrez-vous la mesure du désastre et aurez-vous envie de faire de la SNCB ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être. Un réel service public de qualité." Son message a été partagé près de 800 fois.

Emeline Berlier