Les inondations n'ont pas épargné notre région. Le village de Givry plus particulièrement a été touché, alors que la Trouille est sortie de son lit.

"Je m'étais absenté cet après-midi. Ma sœur m'a appelé pour me dire que l'eau commençait à monter sérieusement. Mais en quelques minutes à peine, elle s'est retrouvée inondée. L'eau est rentrée dans la maison, elle en avait jusqu'aux mollets", explique Franz Walrant.

Tout le village n'est pas logé à la même enseigne. Le quartier situé derrière l'église Saint-Martin, en bord de Trouille, est fort impacté. Jeudi en fin d'après-midi, une sorte de grande mare s'étendait de la rue de la Cure à la rue Harmenpont. Alors que la pluie commençait à ralentir, Valery Molle scrutait l'évolution de l'eau. "J'ai mis des sacs de sable au cas où", confie le riverain dont la maison est située quelques mètres au-dessus de la mare improvisée. "Ce n'est pas la première fois que ça arrive, on commence à avoir l'habitude. En 2016, quand la Trouille était sortie, les dégâts étaient plus importants. Il y avait eu de gros orages. Ici, ce qui m'étonne, c'est que c'est venu d'un coup. Ils ont sans doute ouvert des vannes en amont, en France à Villers."

Ses voisins sont également postés devant leur garage, prêts à sauver les meubles si nécessaire. "On n'a pas encore atteint les niveaux de 2016, mais on surveille au cas où. Normalement, la pluie devrait s'arrêter", prédit le couple en écho aux derniers bulletins météo.

Dans le village, les sautes d'humeur de la Trouille ne surprennent plus tant que ça. La plupart des riverains sont équipés et prennent leurs dispositions quand la rivière devient menaçante. Mais les précautions humaines ne font pas toujours le poids. "Quand ça monte de trop, c'est difficile d'éviter les dégâts. On peut bien mettre des sacs de sable, mais le problème, c'est que l’on construit partout. Il y a de plus en plus de béton et rien pour retenir l'eau", déplore Franz Walrant.

Pour rappel, la Région wallonne planche sur un projet de zone d'immersion temporaire qui devrait limiter les problèmes récurrents d'inondation à Givry et Harmignies.

© G.La