Mons

Le Paco inaugurait mardi un quai pour le transport en vrac

STRÉPY-BRACQUEGNIES Comme la plateforme trimodale de Garocentre, Strépy-Bracquegnies dispose désormais lui aussi d’un terminal multimodal. Entre l’ascenseur de Strépy-Thieu et le pont-canal, le Port autonome du Centre et de l’Ouest a fait installer, en partenariat avec le groupe Gobert, un quai de 220 mètres de long. Il sera destiné à l’acheminement des marchandises en vrac.

“En clair, tous les produits incompatibles avec la plateforme de Garocentre”, note le directeur du Paco, Alain Lefebvre. Il s’agit de charbon, de cailloux, de sables, de graviers. Un ponton et un hall de 3.000 mètres carrés complètent l’infrastructure. Coût des travaux : 5,8 millions d’euros, dont plus de la moitié (3,5 millions) ont été pris en charge par le groupe Gobert. Le reste de l’investissement a été partagé entre le Paco et la Région.

Le terminal de Strépy-Bracquegnies se veut en outre une porte de sortie pour les carrières du bassin de Soignies. “Ce genre d’appui n’existait pas auparavant”, souligne-t-on au Paco. Il ouvre ainsi la perspective d’un transport fluvial aux carrières, là où elles privilégiaient auparavant la route. Il offre en outre des possibilités de stockage et de distribution à de petites et moyennes entreprises qui n’avaient pas d’accès à la voie fluviale.

Le tonnage espéré par le Paco via ce nouveau terminal est estimé entre 500.000 et 600.000 tonnes, à terme : “Il faut laisser le temps à la plateforme de se lancer”. Le gain n’est pas négligeable : cela représenterait 20.000 camions en moins sur les routes. Avec ses 180 kilomètres de voies navigables, le Paco se pose en intermédiaire idéal entre le Nord de l’Europe et la France.



© La Dernière Heure 2010