GILLY

L’institut de la Visitation a modifié son approche voici plusieurs années

ÉDUCATION Que de chemin parcouru pour l’institut de la Visitation, à Gilly, depuis les événements malheureux de l’année scolaire 1999-2000 ! La malveillance au sein de l’école avait alors atteint des sommets. Un jour de cette année noire, une des classes de l’établissement avait été la cible d’un vandale.

Cet événement et d’autres qui témoignaient d’une dégradation générale du climat dans l’école et aux alentours ont été fondateurs en un certain sens.

Ils ont initié, au sein de la Visitation, un changement de cap radical dont l’aspect le plus visible a été l’engagement d’une assistante sociale. Cette décision correspondait en fait à un choix puisque la nouvelle arrivée sollicitait le capital-périodes dont disposait l’école et empêchait donc une autre venue, celle d’un instituteur supplémentaire.

L’assistante sociale s’est rapidement attelée à la tâche. Elle sera l’huile entre les différents groupes de l’école : les enseignants, les enfants, les parents. “J’ai tenté de comprendre les représentations qui existaient de part et d’autre“, explique Nancy Verdonc, l’assistante sociale. “L’objectif était au fond que tout le monde puisse mieux se comprendre, puisse avoir l’impression également d’être mieux compris.”

Peu à peu, l’institut de la Visitation devient ainsi un lieu de désamorçage. Les tensions qui éclatent dans l’établissement parce qu’elles y sont nées ou parce qu’elles ont franchi le seuil de la porte sont ainsi désormais prises en charge. Les élèves ne sont pas exclus du processus. Et c’est pour eux un excellent exercice de citoyenneté.



© La Dernière Heure 2009