L’heure est toujours à l’incompréhension pour les habitants de l’entité de Saint-Ghislain. Dans la nuit de samedi à dimanche, une vingtaine de véhicules ont été vandalisés. Le procédé a toujours été le même : les auteurs ont brisé les vitres latérales ou les parebrises arrière. Aujourd’hui, la zone de police boraine mène l’enquête.

"Les rues concernées se trouvent dans le centre-ville de Saint-Ghislain, il s’agit principalement des rues Léopold, du Centenaire, du Port et des Préelles", confirme-t-on du côté de la zone de police boraine. "Nous n’avons pas encore réceptionné toutes les plaintes mais nous nous attendons à ce que les propriétaires se présentent à nous ce lundi et dans les jours suivants. Ils ont besoin des documents pour entreprendre les démarches auprès de leurs assurances."

Ce dimanche déjà, les policiers étaient sur le terrain. « Nous avons débuté les enquêtes de voisinage et le bureau d’investigation judiciaire (BIJ) travaille également sur le dossier. Il n’y a pas de caméras dans ces rues mais d’autres sont installées à proximité et pourraient donc nous donner des indications sur le profil, l’identité des auteurs. Nous sommes également en train de voir si certaines personnes préjudiciées disposent elles-mêmes de caméras. Toutes les images doivent être analysées. »

La zone de police ne peut bien sûr que déplorer pareils faits de vandalisme. "On entend et on comprend l’incompréhension et la colère des propriétaires. Il s’agit d’actes purement gratuits, puisque rien n’a été dérobé dans les véhicules concernés. Il ne s’agit en rien d’une action ciblée, le véhicule des victimes était simplement stationné sur le passage des auteurs." Deux véhicules ont également été dégradés à Hautrage, mais à ce stade, la police ne peut pas affirmer qu’il s’agit des mêmes auteurs, même si la façon de procéder est identique.

"Nous n’avons pas le souvenir d’actes de pareille ampleur dans le centre-ville de Saint-Ghislain. Nous avons en revanche connu une vague de dégradations de véhicules à Colfontaine il y a quelques années, ils avaient été rayés. Nous étions parvenus à identifier les responsables." Il y a donc de l’espoir pour les propriétaires, qui pourraient d’emblée se décourager. D’ici à ce que l’enquête soit bouclée, des patrouilles sont mobilisées depuis ce dimanche pour rassurer la population et dissuader les auteurs de recommencer leur saccage.