Mons Les problèmes restent nombreux. Les syndicats espèrent des avancées.

C’est donc Eric Thiébaut qui reprend les rênes de la zone de secours Hainaut-Centre. Le député d’Hensies succède à Pascal Hoyaux qui avait déjà permis quelques avancées. Mais il reste du pain sur la planche.

"J’espère qu’il continuera dans la même mouvance pour faire avancer les choses", commente Olivier Cornero du SLFP. "Eric Thiébaut compte faire le tour des casernes avec les bourgmestres concernés. C’est une bonne chose. Ils pourront constater qu’il y a un gros problème d’entretien à cause d’un manque de techniciennes de surface. Dans certaines casernes, l’état des douches est lamentable."

Depuis le passage en zone en 2015, il y a un retard énorme à rattraper, la réforme n’ayant pas été suffisamment préparée. Les conséquences se mesurent encore aujourd’hui. Ainsi, des pompiers montois ayant dû rejoindre la caserne du Shape intégrée depuis peu à la zone de secours, la Cité du Doudou doit composer avec des stagiaires pour palier le manque d’effectifs. Certains dénoncent une situation alarmante qui pourrait déboucher sur un drame. "Il y a une volonté politique de recruter et les moyens ont été mis à disposition", indique Eric Thiébaut. "Mais les procédures peuvent prendre du temps."

Ca avance, mais lentement. C’est ce qui revient un peu partout. "Nous travaillons sur un règlement de travail qui permettra d’harmoniser les pratiques utilisées dans les différentes casernes de la zone", explique Stéphane Rybczak de la CGSP. "Nous espérons que cet outil permettra d’améliorer des conditions de travail qui se sont détériorées depuis 2015. Beaucoup de pompiers ont le sentiment qu’on essaie de tuer leur métier."

Dégager des moyens n’est pas toujours suffisant pour améliorer les choses. "Nos pompiers n’ont qu’une seule veste d’incendie", enchaîne Olivier Cornero. "Or, des études ont démontré qu’en cas d’incendie, les pompiers sont exposés à toute une série de polluants qui se fixent sur leur veste. Si bien qu’après une intervention, ils sont censés changer de vêtements et envoyer leur veste en décontamination. Comment fait-on lorsqu’on a une seule veste ? Nous avions mené une grève pour cela en février 2016 (photo, NDLR). Le collège de la zone avait pourtant prévu une enveloppe pour l’achat de secondes vestes, mais ça n’a pas abouti. Et ce n’est pas la première dépense qui est reportée d’un budget à l’autre."

Personne ne prendra le risque de tirer sur l’ambulance. Mais chez les hommes du feu, la patience s’épuise. Une action pourrait d’ailleurs être menée prochainement si des solutions ne sont pas rapidement apportées pour l’entretien des casernes.