Autorités et syndicats vont-ils pouvoir quitter la zone de turbulences pour enfin atterrir? Mercredi, avant un nouveau round de négociations destinées à accoucher d'un règlement de travail pour la zone de secours Hainaut-Centre, les pompiers ont manifesté leur exaspération. Le commandement de la zone est ciblé par les critiques, alors que le règlement de travail est attendu depuis longtemps.

"Les pompiers ont d'abord été entendus par le président de la zone, puis par le commandant. Ils ont pu échanger et faire part leurs inquiétudes sur les négociations en cours", explique Olivier Cornero du SLFP. Une prise de conscience du commandant? "L'avenir le dira", poursuit le syndicaliste. "Le message était déjà passé avant, mais on n'avait pas voulu l'entendre. Au commandant à présent de revoir sa méthodologie."

Mercredi, les discussions sur le règlement de travail ont été limitées. "On nous a présenté le plan du personnel. Nous devons maintenant analyser les chiffres pour vérifier s'il tient la route", poursuit Olivier Cornero. "L'important est de s'assurer que les effectifs soient suffisants pour assurer des gardes de 24h, sachant que pour le moment, les effectifs ne sont déjà pas au complet."

Si les négociations sur le règlement de travail étaient limitées, c'est parce que l'attention était focalisée sur la rupture de confiance entre le commandement et la base. "Les pompiers ne demandent pas la démission du commandant, ils demandent à être entendus", indique Serge Deprez de la CSC. "Il y a eu une mise au point importante. Il faut maintenant pouvoir repartir sur de bonnes bases pour aboutir dans les négociations sur le règlement de travail."

Les syndicats vont analyser le plan du personnel qui vient de leur être soumis et les discussions devraient reprendre rapidement. Le temps est compté et cet ultime round de négociations pourrait être celui de la dernière chance. Un négociateur fédéral est déjà prêt à reprendre la main, ce que personne ne souhaite tant du côté des autorités de la zone que de celui des syndicats et des pompiers.

"Le président de la zone a déjà été contacté par l'auditorat du travail qui demande d'accélérer la cadence. Il y avait une deadline fixée au 30 septembre. Nous avons donc décidé de nous revoir rapidement pour continuer à avancer et enfin atterrir", confie Stéphane Rybczak de la FGTB. "Du côté des pompiers, ça reste tendu. Nous avons parfois perdu beaucoup de temps à cause de la vision restrictive du commandant. Maintenant, nous espérons pouvoir conclure avant l'intervention d'un négociateur fédéral."