Namur Le pavillon de Milan, construit aux normes italiennes pour 6 mois, doit s’adapter à ses nouvelles fonctions et aux règlements belges.

Le pavillon de Milan à Namur, on en parle depuis près de 4 ans. C’est en décembre 2015 que Maxime Prévot a déclaré son intérêt. En octobre 2016, le cahier de charges a été validé par le conseil communal. En septembre 2018, les travaux ont réellement démarré. Dans le calendrier initial, cet espace qui servira de vitrine à l’innovation numérique aurait dû être inauguré en 2018. Un an plus tard, le chantier n’est pas terminé.

Le bourgmestre Maxime Prévot nous en explique les raisons. "Le pavillon belge de l’exposition universelle de Milan a été à l’origine conçu aux normes italiennes et pour 6 mois. Elles sont différentes des normes belges, d’autant qu’ici, le pavillon doit durer des dizaines d’années", r emet en contexte celui qui a obtenu une subvention wallonne de 3,6 millions € pour acheter le bâtiment.

Dès lors, il a fallu procéder à une série de modifications. "Il a été conçu pour une météo bien plus ensoleillée que la nôtre donc pas avec les mêmes matériaux", sourit le bourgmestre de Namur.

Une partie du retard relève des procédures en vigueur sur notre territoire. "Les préalables administratifs pour obtenir le permis sont très différents. En Italie, pour une construction provisoire, il n’y avait pas d’enquête publique." Sans oublier les fouilles archéologiques préventives.

Un autre retard est dû à la sécurité. Pour installer sur l’esplanade de la Citadelle un pavillon plus solide et plus durable, il a fallu réaliser une nouvelle étude. "On a bien acheté toutes les pièces, mais certaines ont dû être remplacées et à chaque fois que les normes de sécurité imposent un changement, il faut une concertation avec l’architecte, ça prend un peu de temps, mais c’est nécessaire."

Ainsi, le plancher de Milan était suffisant pour accueillir des visiteurs, pas les machines lourdes qui y seront potentiellement exposées à l’avenir. "On a donc dû couler du ciment, mais les poutres allaient-elles supporter le poids du radier ?", donne Maxime Prévot en exemple .

L’inauguration n’aura donc pas lieu avant l’an prochain. Pour rappel, c’est l’ASBL KIKK qui gérera cet espace d’exposition.

Magali Veronesi