Le 17 novembre 2019, une Ford Ranger est dérobée dans la région d’Andenne suite à un vol par effraction. Eric (prénom d’emprunt) a été rapidement soupçonné de ces faits dont il affirme ne pas être l’auteur. Le prévenu a un casier chargé : il a été condamné à 20 ans pour meurtre en 1996, à 4 ans pour extorsion en 2009 et à 12 mois pour infraction à la loi sur les armes en 2018. Mais est-ce suffisant pour en faire le coupable ? Faute de preuves suffisantes, le parquet ne retient finalement pas le vol mais impute une prévention de recel à Eric, en congé pénitentiaire au moment des faits, et à celui qui l’accompagnait ce jour-là. Une peine de 10 mois de prison et 150 euros d’amende sont réclamés contre les deux hommes.

Eric explique : "On faisait du stop. Je suis monté dans le véhicule mais le conducteur ne se trouvait pas dans son état normal. On a garé la voiture. Les clefs étaient sur le contact, je ne pouvais pas savoir que la voiture était volée, rien n’a attiré mon attention."

Le conseil d’Eric, aujourd’hui atteint d’un double cancer, demande l’acquittement de son client, estimant que même pour un simple recel, aucun élément ne permet de fonder sa culpabilité.

Jugement le 14 décembre.