L’Ultra trail du plan B. Ainsi nommé parce qu’initialement, Benoît Marquet souhaitait participer au trail Volvic Volcanic Experience, en Auvergne, qui a été annulé pour raisons sanitaires. Il a donc décidé d’organiser son propre trail, avec le même kilométrage et pratiquement le même dénivelé, en province de Namur.

Ce samedi, à 6 heures du matin, il a quitté Profondeville pour un périple de 108 km en direction de Florennes. “La nuit de vendredi à samedi a été courte, l’organisation de l’événement m’est repassée plusieurs fois dans la tête. Il était à peine 4 heures, quand je me suis levé pour un petit-déjeuner équilibré. Et ensuite, retour au lit, pour essayer de se reposer encore une petite heure avant le grand départ”, explique le prof de gym.

Mais très vite, il est 6 heures, moment choisi pour débuter ce défi tant attendu. Avec son ami Julien, il quitte le superbe endroit ses 7 Meuses. Le moral est excellent, l’athlète est bien préparé et il court pour soutenir deux associations : “Destination la vie” qui apporte chaleur et réconfort à ceux qui luttent contre la maladie et “Let’s Go”, qui équipe les personnes amputées du matériel nécessaire (prothèses,…) pour pouvoir pratiquer un sport. Il sait aussi que Vero, son épouse, Léo et Colin, ses enfants et son ami David le suivent à la trace et sont prêts à intervenir à tout moment en cas de besoin.

La matinée s’est bien passée : “J’ai pris la route avec Julien qui a fait 10-12 kilomètres avec moi. Tout s’est bien passé, je suis resté en permanence dans le timing fixé durant toute la matinée. Simplement parce que je connaissais plus ou moins les tronçons parcourus”. Ensuite, ça deviendra plus compliqué : “Plusieurs segments se sont révélés êtres des épreuves de course d’orientation. Chercher sa route ou se retrouver sur des sentiers impraticables, c’était fatigant nerveusement et physiquement”. Effectivement, Benoît avait mémorisé sa course sur une montre qui lui donnait simplement l’orientation à prendre. Pas facile quand de multiples chemins se croisent. À Maredsous, par exemple, les coureurs ont fait quelques allers-retours avant de trouver l’entrée du tout petit chemin à emprunter. Résultat : une heure de retard à l’arrivée mais, même si Benoît ne le dit pas, vu les kilomètres supplémentaires parcourus, il est resté toute la journée dans le rythme fixé.

Le plus important, c’était tout le reste et à ce titre, j’ai passé une journée exceptionnelle, même le temps était de la partie. Comme l’an passé, 2-3 amis se sont relayés pour m’accompagner sur quelques kilomètres, des supporters se sont déplacés, parfois de loin, pour m’apercevoir 1 ou 2 minutes. Des athlètes de la famille let’s go ont parcouru un bout de chemin à mes côtés.” Sans compter, dit-il, qu’il a découvert des gens merveilleux qui se dépensent sans compter pour leurs protégés, en parlant des associations qu’il soutient: "Cerise sur le gâteau, un comité d’accueil incroyable à l’arrivée grâce à Vérane Parmentier de Destination la vie et son équipe. Pour de multiples raisons, je suis très content d’avoir choisi ces 2 associations pour ce défi un peu fou mais tellement enrichissant humainement. La journée m’a également permis de mettre des visages sur les noms ou de rencontrer physiquement des personnes avec qui je suis en contact depuis plusieurs mois mais que je n’avais jamais vu. Pour eux, j’espère que la cagnotte va encore grimper".

Infos pour la cagnotte : http://www.leetchi.com/c/legs-go-destination-la-vie, compte BE88063447451941. communication : Ultra trail du plan B.