Namur Cette première en Wallonie se poursuit avec l’objectif de faire adhérer les 30 autres communes

Les phénomènes de discrimination et de stigmatisation envers les lesbiennes, gays, bisexuel (les), et transgenres, sont encore bien présents aujourd’hui, en particulier en province de Luxembourg, où la densité de population est moindre. La campagne gay-friendly, une première en Wallonie, lancée en janvier 2016, à l’initiative de la Maison Arc-en-Ciel de Virton, avec le soutien du Centre d’Action Laïque et de la députée Nathalie Heyard, se poursuit avec l’objectif de permettre à ces personnes de vivre ouvertement leur homosexualité ou leur identité de genre.

A l’heure du bilan, dressé après un an à Vielsalm, commune partenaire, les différents intervenants ont souligné qu’il restait encore beaucoup à faire pour changer les mentalités. "Nous avons contacté les 44 communes de la province pour les inviter à rejoindre la campagne", a précisé Marie-Ange Cornet, la directrice de la Maison Arc-en-Ciel. "A la suite de ces contacts, 14 communes ont adhéré au projet. Ces relais de première ligne nous ont permis d’aller plus facilement à la rencontre des commerces, services et hébergements."

L’animateur de la Maison Arc-en-Ciel, a, jusqu’à présent, sillonné 12 communes dont 10 gay-friendly. Sur les 673 commerçants, gérants, responsables de services ou propriétaires d’hébergements rencontrés, 430 ont répondu favorablement. "Environ 66 % des personnes rencontrées ont accepté d’apposer l’autocollant gay-friendly en vitrine", a souligné Stany Gentgen, animateur. "Les refus ont été motivés de diverses manières. Certains ont dit qu’ils préféraient rester neutres. D’autres, ont répondu qu’ils refusaient de soutenir cette communauté ou encore qu’ils risquaient de perdre, à cause de cet autocollant, une partie de leur clientèle."

La Maison Arc-en-Ciel va poursuivre ses contacts avec l’objectif d’obtenir le soutien des 30 autres communes. Un objectif qu’elle espère atteindre d’ici le 17 mai prochain, journée mondiale de lutte contre l’homophobie.

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Nadia Lallemant