La défense de l'accusé met en avant 11 circonstances atténuantes.

Aux assises de Namur, l’avocat général Gaublomme a réclamé 15 années de réclusion à l’encontre de Didier Beelaert pour le meurtre par strangulation de sa femme Patricia Wuidart en février 2018 à Andenne. Il demande au jury d’accorder des circonstances atténuantes à l’accusé. L’avocat de Beelaert demande aux jurés de ne pas prononcer une peine dépassant les 5 années de prison, assortie d’un sursis probatoire le plus large possible.

Dans son réquisitoire, l’avocat général a précisé que l’accusé avait réalisé 9 mois de détention préventive et avait respecté les conditions de cette libération. Il a demandé au jury de tenir compte du contexte du meurtre et d’accorder des circonstances atténuantes à Didier Beelaert et de prononcer à son encontre une peine de 15 ans de réclusion. Vu son absence d’antécédent et si sa détention se passe bien, Beelaert pourrait être libérable sous conditions au tiers de sa peine, soit dans 4 ans et 3 mois.

L’avocat de la défense, Karl Steinier, a rappelé que Beelaert avait respecté toutes les conditions de sa libération conditionnelle à la lettre, tout comme le fait que, selon les experts, Beelaert présentait un risque de récidive très limité.

Me Roels, qui défend également Beelaert, a mis en avant 11 circonstances atténuantes, parmi lesquelles son absence d’antécédent, ses aveux et sa collaboration à l’enquête, l’alcoolisme de sa femme, son faible risque de récidive, ses regrets, le dévouement dont il a fait preuve à l’égard de son épouse, …

Me Steinier demande à ce que la peine infligée à Beelaert ne dépasse pas les 5 ans de réclusion et soit assortie d’un sursis probatoire le plus large possible pour ce qui excède la détention préventive.

Beelaert s’est une nouvelle fois adressé à la famille de Patricia Beelaert, constituée partie civile : « Je vous présente mes excuses, je lui ai enlevé la vie et je suis gêné de vous regarder. Je vous demande de réfléchir avant de m’en vouloir de trop. »