Le 9 décembre dernier, un individu faisait opposition devant le tribunal correctionnel de Dinant à un jugement le condamnant à 15 mois de prison pour des faits de harcèlement commis en avril 2016 à Couvin. Le 6 avril, le jour de sa sortie de prison dans le cadre d'une précédente condamnation, l'homme s'est rendu au domicile de sa compagne à Couvin pour voir sa fille. Ces dernières n'étaient pas là. Il a alors eu la bonne idée de s'introduire, par effraction, dans son appartement. Dans les jours suivants, jusqu'au 11 avril, l'homme s'est montré harcelant envers son ancienne compagne. Il a donc à nouveau été privé de liberté.

Le suspect est actuellement détenu pour autre cause. « Son sort dépend du tribunal d’application des peines. Sa fin de peine est programmée en décembre 2026. Il a joué et il a perdu », avait commenté son avocat lors de l'audience. Ce dernier demandait, dans ces conditions, l'octroi d'un sursis probatoire. « Pourquoi ajouter de l’emprisonnement à l’emprisonnement ? J’ose croire que depuis la prison, il n’a plus le sentiment d’impunité. »

Le parquet de Namur s'était opposé à ce sursis probatoire. « Le prévenu a démontré qu’il ne s’était pas amendé en commettant de nouveaux faits le jour de sa sortie de prison. » Une version en partie suivie par le tribunal correctionnel de Dinant qui a prononcé 12 mois ferme, au lieu de 15. « vu le mépris flagrant affiché à l'égard d'autres décisions judiciaires. »