Jean-Pascal (prénom d’emprunt) comparaissait fin mai devant le tribunal correctionnel de Namur pour une scène de coups sur son épouse, dont il est aujourd’hui divorcé, qui a eu lieu au domicile conjugal le 30 mars 2020. "On avait tendance à boire un verre, cela s’est dégradé. Ce jour-là, je n’ai pas pu me retenir et j’ai avancé vers elle. Les choses n’étaient pas très claires entre nous depuis des années. C’était tout un contexte, mais aujourd’hui, je suis un traitement psychiatrique et psychologique."

Si le prévenu comparaissait pour cette scène en particulier, l’avocate de son ex-épouse a éclairé le tribunal sur ce qui se passait depuis près de 20 ans. "On parle ici de près de 18 ans de violences conjugales. Ce jour-là, c’est la fille aînée de ma cliente qui a appelé la police, pour que cela cesse, sa mère avait été étranglée avant de prendre la fuite et de se cacher derrière un muret en attendant la police. Deux fois par semaine, elle était humiliée, maltraitée, insultée, faisait l’objet de coups, de bousculades, de strangulations. La police est intervenue 8 fois et a dressé 2 Pvs. Aujourd’hui, elle réclame un euro à titre définitif et veut en rester là, rester en paix."

Le substitut Mascart ajoutait :  "Il arrivait que la victime chute et ne se relève pas, qu’elle soit étranglée jusqu’à ce qu’elle suffoque, elle ne s’en sortait qu’en s’échappant de la maison. Elle a été menacée de mort mais ne déposait jamais plainte, car il faisait du chantage au suicide. Elle a eu les ligaments de la main droite déchirés."

Le tribunal a rendu son verdict ce lundi, le prévenu est condamné à une peine de probation autonome de 2 ans.