Les faits duraient depuis huit ans au moins, principalement sur les réseaux sociaux.

Fin février, un Couvinois comparaissait devant le tribunal correctionnel de Dinant pour harcèlement et calomnie. Des faits principalement commis contre son ancienne voisine. Judiciairement, cela remonte entre 2015 et 2018. « Mais cela remonte à plus de huit ans et ça dure encore aujourd'hui », expliquait la défense. « Ma cliente a un eu jour quelques mots de gentillesse à son égard. Il a extrapolé cela en une relation sentimentale qui n’a existé que dans son esprit. Il pense avoir été éconduit mais il n’y a jamais rien eu. Je peux comprendre que ce monsieur soit souffrant et isolé socialement, mais il faut que ça cesse. »

Depuis lors, Miguel s’attaque à cette dame sur Facebook au moins une fois par semaine en publiant une photo d'elle, assortie d'un article ou de quelques propos. « Il la traque. Il a six ou sept comptes Facebook », expliquait le parquet de Namur. Pour se justifier, le prévenu disait être aussi victime d'harcèlement. « Ils m'ont insulté. Ils me disent de me suicider, que je suis un déchet de la société, etc. », précisait Miguel qui s’est aussi illustré par d’autres types de harcèlements. « En une nuit, madame a reçu 24 sms car elle avait déposé plainte.» 

Son compagnon et d’autres proches ont aussi été victimes des agissements du Couvinois. « Depuis que j’ai rencontré madame, ça n’arrête pas. Quand je suis en voiture, il me fait tous les gestes possibles. Quand je suis dans la cité, a basse vitesse, il fait exprès de traverser devant moi. Il ennuie mon fils qui a 18 ans aujourd’hui en lui souhaitant que je crève », disait le nouveau compagnon. En plus de la peine de prison assortie de conditions strictes, Miguel a écopé d'une amende de 900€.