L'expo retrace des moments politiques, sociaux, culturels... du Namurois et d'ailleurs

C’est une tradition depuis 28 ans, la Ville de Namur dédie sa première exposition de l’année aux photographes de presse namurois. Le vernissage a eu lieu ce lundi soir. Jusqu'au 24 février, ils sont dix à livrer leurs regards sur l’année écoulée en partageant leurs photos coup de cœur à la Galerie du Beffroi: Denis Closon, Jacques Duchateau, Bruno Fahy, Jean-Christophe Guillaume, Olivier Hoslet, Vincent Lorent, Florent Marot, John Thys et deux nouveaux, Jean-Pol Sedran et John Swijsen nous invitent à revoir en images, les événements et les personnalités qui ont marqué l’année 2018.

Parmi eux, trois de nos photographes.

John Swijsen


En 2013, John Swijsen quitte Bruxelles et s’installe dans le Namurois par amour. C’est aussi à Namur que l’amour de la photo s’est affirmé. Amateur jusque-là, il décide de se former pour atteindre un niveau professionnel tout en investissant progressivement dans du matériel plus performant. Autodidacte par nature - il a appris seul plusieurs métiers dont certains certifiés par jury central – le quadragénaire passe beaucoup de temps à étudier et pratiquer son art in situ... Assez vite, il collabore avec plusieurs médias (Ciné Télé Revue, la Dernière Heure, Fokus...) et se voit confier des reportages à l’étranger. Il poursuit sa formation en parallèle. Le jour, il travaille sur des événements d’entreprise ou couvre l’actualité namuroise. Le soir, il se lance de nouveaux défis en studio. Bien qu’ayant un goût prononcé pour la photo gastronomique, c’est dans le portrait qu’il excelle, selon les personnes immortalisées. Il a l’oeil pour mettre en valeur les personnes devant l’objectif, même en quelques secondes sans éclairage approprié, quand l’urgence l’impose. Pour lui, la photographie est une découverte continuelle. « Chaque nouvelle approche constitue un nouveau défi et révèle une nouvelle frustration », dit-il, ravi de voir la marge de progression s’étendre à l’infini. 2018 fut une jolie année pour John Swijsen qui est devenu vice-président du Royal photo club namurois, le plus ancien club photo de Namur, et a participé à deux expos photos, à Jambes et Waremme, avec une série sur les musiciens et leur instrument. 2019 commence bien puisqu’il se voit honoré de participer pour la première fois à la Rétrospective des photographes namurois.

Jean-Christophe Guillaume

Né à Namur en 1980. Il étudie la photo à la Haute École Libre de Bruxelles INRACI et obtient son diplôme en 2009. Après 4 mois de stage au sein de la Galerie VU à Paris, il part pour l’Amérique latine et s’y installe pendant un temps afin de réaliser un premier essai photographique sur le flux de migration vers l’Amérique du Nord. Il travaille actuellement en tant que reporter - photographe pour des rédactions locale et nationale, ainsi que sur plusieurs projets personnels. Son travail est largement influencé par les « nouvelles topographies » qui ont eu lieu dans les année 70 aux Etats-Unis, ainsi que par le photojournalisme et le quotidien.

Vincent Lorent

Vincent, namurois depuis toujours et pour toujours, sauf peut-être pour un pays de montagnes, est marié et a deux filles, qui lui servent régulièrement de modèles. Il est photographe free-lance depuis 1991 pour La Meuse Namur - Sud Presse et collabore avec la DH pour les pages sportives namuroises. Il collabore également régulièrement avec de nombreux journaux belges : La Libre Belgique, Het Belang, Het Nieuwsblad, Het Laatste Nieuws, et occasionnellement avec la presse étrangère. Il apprécie le boulot de photographe de presse pour la multitude et la diversité des contacts.

Que voit-on sur les clichés exposés?

Mondial oblige, il y a du foot, beaucoup de foot dans cette rétrospective 2018. Photographe de presse pour l’agence Belga, Bruno Fahy a suivi les Diables rouges lors de la Coupe du Monde en Russie. Il a sélectionné ses photos les plus marquantes pour vous les présenter en grand format à la Galerie du Beffroi.

Pour les photographes qui n’étaient pas du voyage, le Mondial se vit en dehors des terrains de foot à travers le regard des spectateurs, ce qui nous vaut quelques photos teintées de noir, jaune, rouge exaltant la ferveur des (parfois très jeunes) supporters belges.

D’autres sportifs ont été immortalisés en 2018 comme le cycliste Remco Evenepoel, le boxeur Brian Bouland, la pilote Vanina Ickx, Fernando Alonso lors d’un crash assez spectaculaire et le très expressif (ancien) entraîneur du standard Ricardo Sa Pinto.

Les personnalités politiques ont également retenu l’attention de nos photographes, qu’elles soient internationales (Donald Trump, JeanClaude Juncker, François Hollande, Angela Merkel, Theresa May très présente) ou belges (Raoul Hedebouw, Richard Fournaux, Maxime Prévot).

Quelques vedettes émaillent cette rétrospective, comme David Byrne et Adamo, mais aussi et surtout de nombreux citoyens anonymes qui se sont mobilisés pour défendre leur job (« Touche pas à mon journal ») mais aussi la cause des ré- fugiés et des sans-papier (« Not in my Name »).

Au-delà des portraits, la rétrospective est l’occasion de se replonger dans les événements culturels qui ont rythmé la vie des Namurois (Namur en mai, le festival Verdur, Combat des Echasseurs, Les Misérables à la Citadelle), mais aussi de prendre le temps de (re)découvrir notre ré- gion aux quatre saisons à travers le regard et les couleurs d’un photographe volontiers poétique.