Une mère de famille a accusé son mari et son beau-père de faits de mœurs : "Je n’ai été que la porte-parole de mes enfants"

Une maman a accusé son mari et son beau-père de faits de mœurs sur ses enfants. Le second cité contre-attaque avec une citation directe devant le tribunal correctionnel pour dénonciation calomnieuse.

S.M
Une mère de famille a accusé son mari et son beau-père de faits de mœurs : "Je n’ai été que la porte-parole de mes enfants"
©TONNEAU

Sur le banc des prévenus : une mère de famille. De l’autre côté de la barre, son ancien beau-père, qui la cite directement en justice pour dénonciation calomnieuse. Celui-ci lui reproche d’avoir volontairement voulu lui nuire en l’accusant de viols, attentats à la pudeur et de torture sur ses trois jeunes enfants durant plusieurs mois en 2019. Des faits pour lesquels un non-lieu a été rendu. L’ex-mari de cette dame (ndlr : ils étaient en instance de divorce au moment des faits) a aussi été visé par ces accusations mais ne s’est pas (encore) constitué partie civile.

Un gros mois après avoir quitté le domicile familial, la prévenue a déposé une plainte à l'encontre de son mari et de son beau-père avec constitution de partie civile dans les mains d'un juge d'instruction. Ses enfants lui auraient confié avoir été victimes de faits de mœurs. Cette plainte, elle n'en a parlé à personne. "Ce n'est qu'en septembre 2019 qu'elle en a parlé pour la première fois devant le juge de la jeunesse", précise la partie civile.

Entre-temps, la procédure de divorce a suivi son cours et un accord pour une garde alternée a été trouvé devant le tribunal de la famille. "Quelle mère remettrait encore ses enfants à son bourreau ?", questionne la partie civile.

Les mois suivants, dix-sept mails dénonçant ces faits de viol, attentat à la pudeur et torture présumés ont été envoyés à la police. "Et ce malgré le fait que les enfants ont été examinés, à sept reprises, par un médecin et que rien n'a été constaté. Leur institutrice et une psychologue n'ont rien remarqué non plus."

Une vidéo des enfants a aussi été envoyée à la police. "Les policiers ont vite remarqué qu'ils tenaient un discours orienté. On les a obligés à dire des horreurs de leur père et de leur papy."

Le parquet de Namur reconnaît que cette affaire est perturbante. "Tout mis bout à bout, dans un contexte de séparation, on peut penser que madame s'est acharnée." Et de requérir une peine de travail.

La principale intéressée, elle, nie farouchement avoir voulu nuire à son mari et beau-père de l’époque. Si elle a attendu deux mois avant de parler de sa plainte, c’est sur conseil de son ancienne avocate. Pour le reste, elle dit avoir été la porte-parole de ses enfants, aujourd’hui placés en centre d’accueil, et jure n’avoir dit que la vérité. Jugement le 26 juin.

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