Mettet : condamné à 5 ans pour le viol de son fils, 5 ans sont désormais requis pour des viols sur sa fille

Le prévenu a déjà effectué 5 ans de prison pour des viols sur son fils

Illustration, maltraitance et pedophilie
©Photo News

Le prévenu, né en 1977, avait déjà été condamné à une peine de prison de 5 ans avec sursis pour des viols commis sur son fils en 2010. Etant donné qu’il est à nouveau passé à l’acte après la condamnation, le sursis est tombé et il a été emprisonné pendant 5 ans. Il est sorti de prison en février dernier, mais comparaissait à nouveau ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Namur.

En 2018, alors que ses parents étaient en pleine procédure de divorce, sa fille a révélé qu’elle avait aussi été l’objet de sévices de la part de son père. La jeune femme évoque des viols avec violence et des attentats à la pudeur commis sur sa personne entre 2006 et 2011. Les faits auraient débuté alors qu’elle était en troisième maternelle, elle a eu à les subir entre ses 4 et 9 ans.

Interrogé, le prévenu conteste la période infractionnelle, qu'il veut réduire à la seule année 2010 et nie les viols, évoquant de simples attouchements. "Comme par hasard, sa plainte a été déposée en 2018, alors que j'étais en plein divorce avec sa maman", confie le prévenu.

L'avocat des parties civiles réclame la réalisation d'une expertise et un dommage de 7.500 euros à titre provisoire. "L'auteur minimise, se déresponsabilise. Il a demandé des fellations à sa fille, lui imposait des pénétrations bucco-génitales quand sa mère n'était pas là, dans la salle de bain ou dans la chambre." La victime déclare : "Je n'ai jamais eu de rage par rapport à mon père ou par rapport au divorce. Je m'en veux de lui avoir fait confiance, je me suis sentie salie. Je culpabilisais."

Le ministère public évoque des faits presque quotidiens qui ont duré pendant plus de 4 ans et requiert une peine de 5 ans de prison, une mise à disposition du tribunal d'application des peines pendant 10 ans et une interdiction de participer à des activités en compagnie de mineurs. "Il présentait ses actes comme des jeux, menaçait sa fille de ne plus l'aimer ou de faire la même chose à ses amies."

La défense demande que la même unité d’intention que les faits commis sur le fils du prévenu en 2010 soit reconnue et qu’une éventuelle peine complémentaire soit accompagnée d’une mesure de sursis probatoire.

Jugement le 30 juin.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be