Assises de Namur : la défense plaidera la requalification des faits en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner

Jean-Luc Marchal mélangeait trop souvent travail et alcool, notamment lorsqu'il travaillait à la commune de Profondeville

JVE
Assises de Namur : la défense plaidera la requalification des faits en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner
©BELGA

La cour d’assises de Namur a poursuivi mercredi le procès de Bernard Marchal, né en 1970, accusé du meurtre de son frère, Jean-Luc, né en 1963, commis le 30 octobre 2019 à Bois-de-Villers.

Les témoins de personnalité de Jean-Luc Marchal se sont succédé.

Le président du club de pétanque de Jean-Luc Marchal s’est exprimé : « Il avait un grand problème de boisson. Quand il avait bu, il contestait le moindre point. Il pouvait être dérangeant à l’extrême, agressif verbalement. C’était un bucheron très doué, un conducteur d’engins exceptionnel. Il était gentil et spontané, pouvait être ipulsif et nerveux. Il n’était plus le même avec la boisson. »

Un habitant de Bois-de-Villers qui l’a connu le décrit comme « un chouette gars, toujours prêt à aider tout le monde. » « Il faisait sa journée puis passait boire un verre. Il était jovial, sociable, généreux. Il parlait beaucoup une fois qu’il avait bu un verre. Mais il n’était pas agressif. »

Luc Delire, bourgmestre de la commune de Profondeville, pour qui Jean-Luc Marchal a travaillé, évoque le souvenir de la victime, qu’il connaissait depuis 30 ans. « C’était un brave gars, quelqu’un d’entier, un peu bourru, avec qui on avait des discussions pragmatiques, un excellent bûcheron. » Selon le bourgmestre, Marchal ne comptait pas ses heures lorsqu’il travaillait à la commune. « C’était un problème. Il faisait parfois des heures supplémentaires et ne venait pas le lendemain ou arrivait en retard. Ce n’est pas facile à cadrer. » C’est pour cela , en plus de la consommation d’alcool pendant les heures de travail qu’un terme a été mis à son contrat de travail. « Quand il était très saoul, il était lassant et pouvait répéter 15 fois la même chose. Il dépassait parfois les limites en se mettant dans un état d’ébriété avancé. »

La tenancière d’un café de Bois-de-Villers où Jean-Luc Marchal avait ses habitudes a pris la parole. « C’était un courageux, un buveur, pas spécialement intelligent. Il pouvait être pénible quand il buvait beaucoup mais il n’était pas mauvais. » La témoin a un avis bien tranché au sujet de Christelle S, la compagne de Bernard Marchal, désignée par plusieurs intervenants du procès comme étant à l’origine des problèmes entre les deux frères. « C’était une manipulatrice maniaco-dépressive qui devait être enfermée. Elle était dangereuse. Je suis certaine que Bernard n’a pas voulu tuer son frère et qu’elle a joué un rôle là-dedans. Elle a causé beaucoup de problèmes dans mon établissement, c’était une cliente très difficile, que je ne préfère plus voir chez moi. »

Au sujet des plaidoiries qui se dérouleront ce jeudi, la défense de Bernard Marchal a précisé qu’elle allait plaider la requalification des faits en coups et blessures volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner

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