Coup de couteau, menaces avec arme : le passé de Bernard Marchal

En mars 2018, il a été sonner chez sa compagne, s’est caché et puis a pointé une arme, factice, sur la poitrine de celle-ci, avant de lui donner un coup de crosse à la tempe.

JVE
Coup de couteau, menaces avec arme : le passé de Bernard Marchal
©BELGA

La cour d’assises de Namur a poursuivi mercredi le procès de Bernard Marchal, né en 1970, accusé du meurtre de son frère, Jean-Luc, né en 1963, commis le 30 octobre 2019 à Bois-de-Villers. Les témoins de moralité ont été entendus mercredi après-midi

De l’enquête de moralité réalisée, il ressort que l’accusé était un travailleur efficace et disponible. Il buvait beaucoup, comme son frère Jean-Luc, mais pas quand il travaillait. Il était jaloux et pouvait avoir l’alcool violent. Le plus jeune des frères Marchal donnait toujours la priorité à ses compagnes, au détriment de sa fille.

Sabine, avec qui l’accusé est resté pendant 6 ans, a ensuite pris la parole. « C’était un bon travailleur, courageux. Nous nous sommes quittés en 2017 car il aimait boire et je n’acceptais pas cela. Il ne voulait pas arrêter. Son comportement était déplaisant quand il avait bu, il était insultant. »

Selon son ex-compagne, Marchal était différent quand il avait bu, il lui arrivait de la menacer. Bernard Marchal a essayé d’étouffer son ex-compagne en posant sa main sur sa bouche. « J’ai eu le sentiment que j’allais mourir », a-t-elle déclaré suite aux faits. En mars 2018, il a été sonner chez sa compagne, s’est caché et puis a pointé une arme, factice, sur la poitrine de celle-ci, avant de lui donner un coup de crosse à la tempe. « Il voulait m’intimider pour discuter et que je le reprenne, je lui ai donné un coup de pied dans les parties intimes, j’ai pris la fuite, il a dit qu’il allait me tuer ». Suite à ces faits, Sabine a également déclaré qu’elle croyait qu’elle allait mourir. Bernard Marchal a été condamné pour ces menaces et coups envers cohabitant à un an de prison. Selon la témoin, l’accusé aimait beaucoup son frère.

Le 17 octobre 2001, Bernard Marchal a donné un coup de couteau papillon à un collègue, Eric C. Suite à ces faits, l’accusé s’est présenté à la police. Il a été condamné en 2004 à 8 mois de prison assortis d’un sursis de 3 ans pour ces faits, qualifiés de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de travail et de port d'arme prohibée.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be