Trois véhicules percutés à Dinant : le conducteur était ivre, sous l'influence de cannabis et n'avait pas le permis

Ivre et sous l'influence de cannabis, sans permis au volant d’une voiture, il a percuté trois véhicules le 19 février 2022.

S.M
Trois véhicules percutés à Dinant : le conducteur était ivre, sous l'influence de cannabis et n'avait pas le permis

Le 19 février dernier, deux voitures sont entrées en collision route de Givet, à Neffe (Dinant). Le conducteur à l’origine de cet accident a été placé sous mandat d’arrêt durant près d’un mois et se trouve depuis mars sous surveillance électronique. Ce mardi matin, il a comparu devant le tribunal correctionnel de Dinant pour entrave méchante à la circulation et toute une série de préventions en matière de roulage.

Ce jeune d'une vingtaine d'années conduisait un véhicule sans assurance, sans permis, immatriculé avec les plaques d'une autre voiture, sous influence d'alcool et de cannabis. Vers 8h45, alors qu'il circulait route de Givet à vive allure, il a percuté deux véhicules en stationnement puis un troisième véhicule qui arrivait en sens inverse. La conductrice se rendait sur son lieu de travail. Elle a subi une incapacité de travail de huit jours. « Il y avait un rétraicicement que ce conducteur n'a pas respecté. Elle souffre toujours de douleurs aux cervicales et n'a toujours pas reconduit », plaide la partie civile.

L'auteur de l'accident, qui a dû être désincarcéré, dit ne se souvenir de rien. « Monsieur a beaucoup de chance de ne se souvenir de rien. Moi, je n'ai plus de voiture et tous les jours j'ai des douleurs », réagit la victime.

Le prévenu est qualifié de "fou du volant" par le parquet de Namur, qui pointe son casier judiciaire de sept pages. Il se trouve en état de double récidive. De nombreuses condamnations pour conduite sous influences et sans permis ont déjà été prononcées à son encontre par différents tribunaux de police. « Depuis 2016, au mieux, il roule sans permis », ajoute le parquet de Namur. Le jeune homme a déjà tenté de le passer mais a raté trois fois son théorique. Une déchéance de trois ans du droit de conduire et dix-huit mois avec sursis sont demandés.

Les conséquences ne sont heureusement pas aussi dramatiques mais le parallèle avec le drame de Strépy-Braquegnies est évidemment fait. La défense plaide des conditions comme un suivi thérapeutique, cesser toute consommation d'alcool et de stupéfiants ou encore suivre une formation Vias. « Ces deux dernières années, la récidive chez les personnes souffrant d'une addiction ayant suivi leur formation a diminué de 40% », assure la défense. Jugement le 13 juillet.

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