Coups, menaces, harcèlement, détention arbitraire et entrave à la circulation à Namur et Gembloux : l'idylle vire au cauchemar

Le prévenu compte déjà 44 condamnations et a fait l'objet de 66 plaintes.

S.M
Coups, menaces, harcèlement, détention arbitraire et entrave à la circulation à Namur et Gembloux : l'idylle vire au cauchemar
©Belga image

Trois ans de prison avec sursis probatoire ont été requis, lundi par le parquet de Namur devant le tribunal correctionnel de Namur, à l’encontre d’un homme né en 1984 poursuivi pour des faits de violences conjugales commis entre 2017 et 2020 à Namur. Une seconde scène a eu lieu à Gembloux, en janvier dernier.

L’homme a 32 ans lorsqu’il se met en couple avec une jeune fille de 16 ans. Celle-ci tombe enceinte quelques mois plus tard. « Mais très vite, les séparations et visites aux urgences sont nombreuses », précise le parquet de Namur. La première plainte officielle de la victime date d’octobre 2019. Les coups sont constatés au CHR de Namur où le prévenu se montre encore violent lorsqu’il vient rechercher sa compagne. « Le service de sécurité doit intervenir », plaide la partie civile.

Les scènes de violence continuent. Comme le 26 mai 2020 lorsque madame annonce qu’elle va mettre fin à leur relation. Il l’aurait menacée avec une arme, déclarant : « si tu prends le petit, je te tue ». Dans le cadre d’une perquisition, plusieurs armes sont retrouvées chez le prévenu et dans sa voiture : deux fusils sous le lit conjugal, une arme de poing de la salle de bains, une grenade par fragmentation et une matraque télescopique dans sa voiture.

Tous ces faits de violence, le prévenu les conteste. « Leur but, à elle et sa famille, c’est de me mettre en prison et de m’effacer de la société. Les coups ? Moi aussi je peux me frapper tout seul et aller faire constater cela. » Pour les armes détenues illégalement, l’homme indique avoir fait l’objet d’une tentative de meurtre en 2016. « Je fais partie des gens du voyage. Je préfère savoir me défendre. »

Dans la nuit du 23 au 24 janvier dernier, entre 1h et 3h du matin, le prévenu téléphone 30 fois à son ex, retourner vivre chez sa mère à Gembloux, pour la menacer. Il se rend finalement chez elle. Pour voir son fils, dit-il. Mais la situation dégénère. Montée dans sa voiture avec son fils de 2 ans pour discuter, l’ex-compagne se retrouve prisonnière. Ivre, l’homme démarre en trombe, brûle plusieurs feux rouges et ne la laisse pas descendre. Détention arbitraire et entrave à la circulation sont reprochées au trentenaire.

Ce dernier n’est visiblement pas un tendre et semble faire sa propre loi. Le parquet de Namur pointe notamment son casier judiciaire : 44 condamnations, essentiellement pour des faits de roulage et par défaut. Mais aussi quelques correctionnelles, pour des faits de violence. « Il fait également l’objet de 66 plaintes », ajoute le ministère public. Malgré ce contexte, la défense plaide le sursis probatoire. Jugement le 28 juillet.

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