Namur: un certain cafouillage sur la Meuse

Les amateurs de sports nautiques moteurs et non moteurs apprécient le réseau navigable wallon.

Jean-François LAHAUT
Namur: un certain cafouillage sur la Meuse
©EDA

Les voies navigables wallonnes, et la Meuse notamment, constituent de superbes terrains de jeux pour les passionnés de sports nautiques moteurs (ski nautique ou jet-ski), ou non moteurs (kayak, aviron, paddle ou encore voile).

En ce qui concerne le réseau navigable wallon, plusieurs pistes sont dédiées à la navigation de vitesse, en fonction d’horaires et de calendriers d’ouverture bien précis.

Il va de soi que, lorsque ces pistes sont accessibles à la navigation de vitesse, elles sont, de facto , fermées aux sports non moteurs, que celles-ci soient fréquentées ou non, et ce sous peine d'amendes. Une situation qui limite donc fortement la pratique des amateurs de sports nautiques non moteurs et pose question quant au partage équitable de la voie d'eau.

Si les règlements particuliers propres à chaque voie d’eau permettent de connaître la localisation précise des pistes de vitesse, leurs horaires d’ouverture et les activités qui y sont autorisées, ceux-ci sont souvent loin d’être en faveur des pratiquants de sports nautiques non motorisés.

Des créneaux réduits

Pour la Meuse moyenne, par exemple, le règlement stipule que la plupart des pistes de vitesse ouvrent du 16 juin au 15 octobre. Toutefois, ce même règlement indique aussi que si l’ouverture de la pêche a lieu avant le 15 juin, l’ouverture des pistes encore fermées a lieu le lendemain de cette ouverture de la pêche. Une ouverture qui, en l’espèce, se fait le troisième week-end de mars. Pour ce qui est plus précisément de la piste de vitesse située sur la Meuse, entre La Plante et Wépion, l’ouverture a donc eu lieu, cette année, le 21 mars dernier, alors qu’elle ouvrait antérieurement le 15 juin, sauf dérogation octroyée pour l’organisation d’événements particuliers.

Une situation qui, pour le député wallon Stéphane Hazée (Écolo), réduit encore les créneaux durant lesquels les pratiquants de sports nautiques non motorisés peuvent profiter de certaines sections navigables. Et le député wallon de préciser qu’il est important, à ses yeux, de pouvoir garantir un partage équilibré et équitable des voies navigables wallonnes entre les différentes pratiques sportives nautiques.

Une situation quelque peu compliquée

Interrogé sur ce point, il y a quelques jours, au parlement wallon, Philippe Henry (Écolo), le ministre wallon du Climat, de l’Énergie, de la Mobilité et des Infrastructures, a reconnu que la situation était quelque peu compliquée, et ce surtout depuis qu’une nouvelle réglementation halieutique a été établie le 20 mars 2021. Réglementation, précise-t-il, qui établit des plages d’ouverture différenciées en fonction de trois zones d’eau et de quatre groupes d’espèces de poissons différentes. Ce qui modifie sensiblement le démarrage officiel de la saison de pêche en Meuse. Avec comme conséquence la réouverture des pistes de vitesse à partir du 3edimanche du mois de mars.

Conscient de la confusion que peut susciter une nouvelle réglementation en matière de pêche, le ministre Henry a demandé au SPW Mobilité et Infrastructures de clarifier au plus tôt la situation et, si besoin est, d’adapter les textes réglementaires. Préalablement à cela, une concertation entre les pouvoirs et les différents acteurs concernés devrait encore avoir lieu cette année.

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