Viroinval : un contexte familial tendu "mais maîtrisé"

Menaces, harcèlement, entraves méchantes à la circulation et incendies volontaires sont reprochés au prévenu.

S.M
Viroinval : un contexte familial tendu "mais maîtrisé"
©Shutterstock

Le contexte familial entre le prévenu, âgé d'une trentaine d'années, et son ex-compagne est tendu. "Mais maîtrisé", plaide la défense.

Incarcéré durant sept mois, son client devait répondre ce mercredi matin devant le tribunal correctionnel de Dinant d’une série de préventions : menaces, harcèlement, entraves méchantes à la circulation et incendies volontaires. Des faits commis en 2020 et 2021 à Namur, Viroinval, Chimay et Ramilies.

"J'ai eu deux enfants avec elle. Elle ne voulait pas me rendre le premier tandis qu'elle affirme que le second n'est pas le mien", indique le prévenu pour expliquer ce qui l'oppose à elle et son entourage. "Il a, dans ce cadre, déverser toute sa haine sur eux", indique le parquet de Namur.

Le 10 février 2020, le prévenu a ainsi fait plusieurs queues de poisson à son ex-compagne qui venait pourtant de lui remettre son fils sur le parking d'un fast-food, à Bouge. "Quand elle est partie, il l'a contactée prétextant qu'il venait d'avoir un accident et que son fils était blessé. Il voulait en fait simplement la suivre", précise le ministère public. Le 26 février 2020, il a crevé les quatre pneus du véhicule de son ex. "Deux jours plus tard, il l'a menacée de mort. Des menaces qui ont encore été proférées durant deux ans", indique le parquet de Namur qui précise qu'il y a eu une escalade dans la violence des faits commis.

Le 12 août 2021, le prévenu aurait incendié la caravane de son ancien beau-frère, à Chimay. Le 24 août 2021, c'est le mobile-home de la compagne du frère de son ex qui est parti en fumée. "Il se trouvait à 1,5m d'une maison habitée. Monsieur n'a aucun respect des règles et met ses menaces à exécution", ajoute le parquet de Namur. Face à ce constat, trois ans de prison ferme sont requis.

La défense plaide quant à elle un sursis probatoire pour les faits reconnus. Les deux incendies volontaires n’en font pas partie. Jugement le 24 août.

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