Naninne : le projet immobilier n’est pas au point mort

Le projet de 51 habitations neuves sur un terrain situé entre la rue Trous Minières et celle du Pré au Loup, présenté en septembre 2021, n’est pas au point mort, selon Baijot.

S.M
Naninne : le projet immobilier n’est pas au point mort
©Monmart

Un important projet immobilier a été présenté à la population naninnoise et aux autorités communales namuroises, en septembre 2021, par la société de construction Baijot. Celui-ci prévoit la construction de 51 habitations neuves sur un terrain situé entre la rue Trou Minière et Pré au Loup. Le projet prévoit aussi la construction de trois autres habitations, dans le cadre de la rénovation d’un immeuble existant et de sa grange ainsi que la création d’espaces verts, de nouvelles voiries, d’un bassin d’orage et d’une liaison piétonne.

À la suite de cette réunion d'information préalable, la Ville de Namur a reçu 19 réclamations individuelles, une pétition de 17 signatures et une lettre de 32 réactions individuelles. "Toutes collectant une série de craintes, refus et suggestions", précise le bourgmestre Maxime Prévot. Ceux-ci touchent à différents domaines. Dans le village, le projet ne plaît guère. Du moins sous la forme présentée.

Les principaux point d'attention portaient premièrement sur la portance du sol et sa stabilité, certains riverains craignant des risques liés au fait que l'on se trouve zone karstique avec d'anciens puits miniers. "Il y a un focus particulier sur les contraintes géotechniques qui doivent être analysées", poursuit le mayeur.

un autre point d'inquiétude dans le chef des villageois fait suite aux inondations de juillet 2021 : les aspects hydrologiques. "Les aléas d'inondations, les axes de ruissellement, la capacité du terrain de l'absorber, l'impact éventuel du projet sur Dave car l'écoulement pourrait créer des problèmes dans le village en contrebas, la question des nappes phréatique et du système d'égouttage."

La mobilité faisait également partie des craintes émises. Notamment une crainte de report de charge sur les voiries extérieures du village, une offre de transports en commun insuffisante ou encore des craintes au sujet du maillage piéton ou des traversées piétonnes.

En matière de biodiversité, les riverains estiment que les espaces verts prévus sont insuffisants avec pour conséquences un impact sur la flore et la faune locales.

L’ensoleillement, la distance d’éloignement entre le bâti à construire et les constructions voisines (Ndlr : préservation de l’intimité), la typologie et le gabarit des habitations qui apparaissent pour certains riverains déconnectés d’un cadre rural, une volonté d’avoir une étude acoustique vu la configuration en amphithéâtre du site, la préservation de la ligne de force du paysage et la gestion des terres (excavées, remblais, etc). faisaient encore partie des nombreux points d’attention soulevés par les Naninnois(e) s.

Enfin, la densité du projet avait fait beaucoup de bruit dans le village. "À Naninne, on est dans une bourgade, en catégorie B au schéma de structure. D'aucuns estiment que la densité de construction est excessive et que le projet doit être revu à la baisse. C'est aussi une opinion que je partage", ajoute Maxime Prévot.

"Le 9 novembre, le Collège communal a adopté à la lumière de tous ces éléments une délibération par laquelle il invite le demandeur Baijot et l'auteur de l'étude d'incidence à analyser de manière approfondie l'ensemble de ces thématiques et plus particulièrement les contraintes liées au sous-sol et la prise en compte des phénomènes d'inondations et donc de ruissellement des eaux", précise Maxime Prévot qui indique ne plus avoir eu aucun contact avec les principaux intéressés depuis cette date. "Soit ils ont gelé le projet vu le nombre important de contraintes et l'explosion du coût des matériaux de construction, soit ils poursuivent les études et analyses qui ont été exigées par le collège communal."

"Un temps pour tout"

Du côté de chez Baijot, que nous avons contacté pour savoir où en est ce projet et les éventuelles modifications dont il fait l'objet, c'est silence radio. Ou presque. Dans la réponse formulée, on sent que ce dossier est sensible. "Ce n'est pas simple mais il n'est pas au point mort. On travaille dessus et il n'y a pas lieu à communiquer davantage pour le moment. Il y a un temps pour tout", nous disait Damien Thiange, responsable développement immobilier chez Baijot.

S.M

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