Viroinval : il s’en prend à sa compagne, qui saute du 1er étage

Malgré de nombreuses condamnations pour violences conjugales, le prévenu a récidivé en mars dernier.

S.M
Viroinval : il s’en prend à sa compagne, qui saute du 1er étage

"Chaque année, je me retrouve devant la justice. Je commence à en avoir marre. Désormais, j'ai compris", clame le prévenu devant le président Hauquier. "Effectivement, on se connaît bien, à force", lui répond ce dernier.

Le prévenu a beau être jeune (né en 1995), il traîne déjà derrière lui plusieurs condamnations correctionnelles. Sept, depuis 2015, à raison d'une par an. Parmi celles-ci, trois peines de travail et quatre peines de prison, à chaque fois assorties d'un sursis probatoire. "On a tout essayé avec vous en y allant graduellement. Que faire, maintenant, à part protéger la société ?", questionne le président.

La dernière condamnation en date remonte à novembre 2021 : quatre ans avec sursis probatoire pour coups et blessures sur cohabitant. Une peine importante mais l'électrochoc n'aura duré que quatre mois. Le 15 mars 2022, le prévenu s'est en effet introduit par effraction chez sa compagne. "Après avoir brisé une vitre", indique le parquet de Namur.

Paniquée, la victime s'est réfugiée dans sa chambre et a contacté les secours avec qui elle est restée en ligne durant toute cette scène. "Monsieur est monté et a défoncé la porte." Tout cela devant leur enfant de trois ans. Elle a ensuite sauté par la fenêtre du premier étage. "Il est allé la rechercher dehors en la tirant par le bras et les cheveux. Lorsque les policiers sont arrivés, le suspect a voulu s'enfuir par la fenêtre de la salle de bains. Il a repoussé un agent contre le mur lorsqu'il a voulu lui passer les menottes. Dans les escaliers, il s'est laissé tomber contre le mur en criant aux violences policières. Il a encore étalé son sang contre les murs et a insulté les policiers au commissariat", indique le parquet de Namur. Vu les antécédents du prévenu et sa personnalité, quatre ans ferme sont requis.

Mais pour la défense, la place de l'intéressé n'est pas en prison. "Cela fait six mois qu'il est en préventive et son état se dégrade. Dans quel état le retrouvera-t-on si on l'y laisse aussi longtemps ?" Une nouvelle fois, des conditions sont demandées sous forme d'un sursis. Jugement le 7 septembre.

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