Namur : jusqu’à 10 ans de prison pour les agresseurs d'Ethan

Dans son jugement, le tribunal a notamment tenu compte de la gravité des faits, les prévenus s’étant acharnés durant une heure sur un ado de 15 ans qui a eu le visage « explosé » et du mobile de l’agression, à savoir le non-respect de valeurs en contradiction avec les valeurs humanistes du pays dans lequel ils vivent et dont ils ont la nationalité.

S.M.
Namur : jusqu’à 10 ans de prison pour les agresseurs d'Ethan
©DR

Le tribunal correctionnel de Namur a prononcé lundi des peines de 10, 8 et 7 ans à l’encontre de 3 jeunes majeurs d’origine tchétchène reconnus coupables d’extorsion et de coups et blessures. Leur arrestation immédiate a été prononcée vu le taux important des peines, du risque de fuite et la personnalité inquiétante des prévenus.

Dans son jugement, le tribunal a notamment tenu compte de la gravité des faits, les prévenus s’étant acharnés durant une heure sur un ado de 15 ans qui a eu le visage « explosé » et du mobile de l’agression, à savoir le non-respect de valeurs en contradiction avec les valeurs humanistes du pays dans lequel ils vivent et dont ils ont la nationalité.

Le tribunal a aussi pris en compte le fait que les prévenus pratiquent les art martiaux, qu’ils ont filmé la scène pour en faire un exemple, de leur peu de remise en question et de l’émoi et du sentiment d’insécurité que cette agression a provoqué.

Le 11 octobre 2021 à Namur, pour un motif culturel, les 3 prévenus, accompagnés de 2 mineurs, ont dérobé le smartphone d’un mineur de 15 ans. Ils ont ensuite emmené celui-ci à la citadelle de Namur avant de lui porter une cinquantaine de coups de pied, de poing, de coude et de genou, sur tout le corps. La scène a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. Le premier prévenu reconnaissait les faits. Le second reconnaissait avoir été présent, mais affirmait avoir voulu séparer le principal auteur et la victime. Il disait regretter de ne pas avoir mis fin à la scène. Le dernier prévenu affirmait n’être arrivé sur place qu’après la scène de coups.

Mi-août, le conseil du premier prévenu, contre qui 10 ans étaient requis, demandait l’acquittement pour la prévention d’extorsion et plaidait une peine de probation autonome pour celle de coups et blessures. L’avocat du second, contre qui le parquet réclamait 7 ans de prison, plaidait l’acquittement pour les deux préventions. 8 ans étaient requis contre le dernier intervenant, son avocat plaidait une peine assortie d’un sursis pour ce qui excède la détention préventive déjà effectuée.

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