Fusillade dans le centre de Jambes : un trafic de stupédiants en toile de fond

Selon les enquêteurs, près de 11 kilos de cocaïne, soit un actif illicite de 870.000 euros, auraient été vendus par les protagonistes du dossier.

JVE
Fusillade dans le centre de Jambes : un trafic de stupédiants en toile de fond
©EDA-Florent Marot

Le tribunal correctionnel de Namur a procédé jeudi à l’instruction d’audience dans un dossier impliquant 13 prévenus. Certains d’entre eux doivent répondre de tentative d’assassinat, mais aussi de vol avec violence, de séquestration, de détention d’armes, de vente de drogue en association, …

Plusieurs des prévenus dans ce dossier sont également constitués parties civiles. Le premier a dû s’expliquer au sujet d’une prévention de vente de cocaïne en association, association dont il est accusé d’être le dirigeant. Selon les enquêteurs, lui et d’autres prévenus auraient vendu pour près de 11 kilos de cocaïne, un actif illicite de 870.000 euros, entre le 1er décembre 2019 et le 25 mars 2021. S’il reconnaît avoir vendu de la drogue, il réfute la prévention d’association de malfaiteurs et le fait d’avoir été le dirigeant de celle-ci.

C’est ce même prévenu qui a été victime d’un vol avec violence le 21 janvier 2021. Menacé avec une arme, il a été attaché, 1500 euros et 80 grammes de cocaïne lui ont été dérobés. Une somme de 10.000 euros lui a été extorquée. En vue de représailles, ce dernier et une autre personne se seraient rendus chez l’auteur du vol avec violence et de l’extorsion, le 29 janvier. Deux des protagonistes étant armés, une dizaine de coups de feu ont été échangés, au croisement des avenues Jean Materne et Gouverneur Bovesse. Un des tireurs et deux véhicules ont été touchés par des balles.

Interrogé, ce prévenu affirme avoir croisé son opposant par hasard le 29 janvier. Au sujet du trafic de drogue, il déclare : « C’était une erreur, c’était la période du covid, on ne travaillait pas, on a commencé à vendre de la drogue avec des amis, c’était de l’argent facile. »

Interrogés, les autres prévenus contestent la durée de la période infractionnelle du trafic de drogue, ou affirment avoir vendu seuls, en dehors de toute association ou organisation.

Réquisitoire et plaidoiries le 6 octobre.

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