Bagarre en discothèque à Namur : il frappe fort et occasionne deux fractures

Une des victimes conserve des séquelles de la scène. 2 ans de prison sont requis.

JVE
Bagarre en discothèque à Namur : il frappe fort et occasionne deux fractures
©Fotolia

C’est une scène particulièrement violente qui a eu lieu dans une discothèque de la région namuroise le 18 août 2019.

Le prévenu, né en 1992, s'en est pris à deux hommes sur le coup de 6 heures du matin. Pratiquant les arts martiaux mixtes, il a porté plusieurs coups à ses opposants. Il a occasionné une fracture tibia-péroné à l'un d'eux et a cassé le nez à l'autre, qui a également eu l'arcade sourcilière ouverte. "Ils m'avaient intimidé et menacé durant toute la soirée, dans les toilettes, notamment, en me disant d'arrêter de faire le malin. J'ai attendu qu'ils partent puis je suis sorti, j'ai paniqué et j'ai perdu le contrôle, j'en suis désolé."

La scène de coups a été filmée. En aveux, l'auteur a déjà versé 5000 euros à la victime ayant eu la jambe cassée, qui en réclame 6.200. Elle souffre d'une incapacité permanente et d'un important stress post-traumatique. La seconde victime réclame 500 euros. L'avocat des deux hommes, Me Lefèbvre, confie : "La vie de celui qui a eu la jambe cassée est brisée. Sa blessure n'est toujours pas consolidée. L'auteur maîtrise les techniques MMA et il s'en est servi. Son père a par ailleurs voulu acheter les bandes de vidéosurveillance de la discothèque afin qu'elles ne figurent pas au dossier. Mon client était un jeune cadre dynamique, aujourd'hui, il a pris du poids, souffre de dépression, d'insomnie, d'insécurité. Il a perdu des revenus, des promotions, il s'est séparé de sa compagne et n'a plus de vie sociale suite à cette agression sauvage. Il est brisé."

Le ministère public, évoquant un réel acharnement, réclame une peine de 2 ans de prison. "Il était parfaitement calme avant d'agir, il n'a donc pas perdu le contrôle comme il le prétend. On le voit aller vers la victime, l'emmener dans un coin puis s'acharner sur elle".

Me Devaux, conseil du prévenu, plaide la suspension probatoire du prononcé de la condamnation et précise que son client a entamé un suivi psychiatrique suite aux faits, qu’il ne s’explique toujours pas.

Jugement le 17 octobre.

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