Un homme laissé pour mort en pleine rue : ses agresseurs présumés encourent des peines de travail

La victime a souffert d’une fracture ouverte du nez, d’une commotion cérébrale et a perdu 4 dents.

Un homme laissé pour mort en pleine rue : ses agresseurs présumés encourent des peines de travail
©Streetview

Les faits dont il était question ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Namur ont eu lieu le 17 mars 2016, à la sortie d’une soirée estudiantine au Bunker, rue de Bruxelles, dans le centre de Namur. Trois prévenus ont du s’expliquer au sujet de coups qu’ils auraient porté à une victime. Celle-ci a souffert d’une fracture ouverte du nez, d’une commotion cérébrale et a perdu 4 dents. Laissée pour morte, elle s’est réveillée à l’hôpital.

Un des jeunes impliqués affirme s'être senti menacé et avoir donné un coup de boule à son opposant. "Lui et deux amis ont commencé à nous faire des signes équivoques. Nous avons arrêté la voiture pour aller les trouver et comprendre ce qui se passait. Il s'est montré agressif et je me suis défendu."

Les deux autres nient avoir porté des coups et évoquent une scène rapide dont ils n'ont qu'un souvenir flou. La victime, âgée de 20 ans, a déclaré avoir été frappée par-derrière. Elle est parvenue à retrouver ses agresseurs grâce à Facebook. L'affaire avait dans un premier temps été classée sans suite avant qu'une plainte avec constitution de partie civile ne soit déposée par la personne ayant reçu des coups à l'encontre de ceux qu'elle a désignés comme ses agresseurs. Elle réclame aujourd'hui une somme provisionnelle de 2500 euros et la réalisation d'une expertise. Son avocate met en avant les versions très changeantes des 3 agresseurs et précise : "Mon client souffre toujours d'un stress post-traumatique et d'anxiété lorsqu'il se trouve sur la voie publique ou en présence d'une foule. Mais aussi de céphalées, d'un acouphène, il a perdu 15 % de sa capacité respiratoire et est toujours en attente, pour des raisons financières, d'implants dentaires définitifs, qui lui coûteront près de 4000 euros."

Le dépassement du délai raisonnable étant soulevé dans ce dossier, le représentant du ministère public rappelle que des faits de ce type sont passibles d’une peine minimale de 2 ans de prison. Des peines de travail et des amendes de 200 euros sont toutefois requises vu le temps qui s’est écoulé depuis les faits et l’évolution des prévenus, qui n’ont pas fait parler d’eux depuis ceux-ci.

Les avocats des 3 prévenus plaident respectivement la suspension du prononcé pour celui qui a reconnu avoir frappé la victime et l’acquittement pour les deux autres.

Jugement le 21 octobre.

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