Namur : il se masturbait contre les pieds de ses beaux-enfants et photographiait les scènes

2 ans de prison sont requis contre le prévenu.

Julien Van Espen
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©Bauweraerts Didier

Les faits ont été commis par le prévenu sur les deux enfants de sa compagne, au moins à une dizaine de reprises entre 2012 et 2019, alors que l’un était âgé de moins de 16 ans et l’autre de moins de 10 ans. La compagne de cet homme a découvert en 2020 une clé usb contenant des photos et une vidéo de son compagnon en train de se masturber en pleine nuit à côté des pieds des 2 enfants endormis ou de sucer leurs orteils. Dans ses premières déclarations, le prévenu, en aveux, a déclaré qu’il avait été jusqu’à l’éjaculation, ce qu’il a réfuté lors de l’audience de ce vendredi. Entendu par l’unité de psychopathologie légale, il a déclaré qu’il était attiré par les pieds depuis son enfance, mais pas spécialement par les enfants.. L’UPPL confirme l’existence d’une paraphilie. L’homme est aujourd’hui toujours en couple avec la mère des enfants.

Me Preumont, avocat du père biologique des enfants, constitué partie civile tout comme ceux-ci, réclame 700 euros pour le papa et 1000 euros pour chacun des enfants. "Le choc a été rude pour les enfants quand ils ont réalisé qu'ils avaient servi de jouets sexuels à leur beau-père, avec qui ils avaient une bonne relation. Ils ont été utilisés de façon abominable et il a violé leur consentement. Leur mère a pour sa part voulu étouffer l'affaire, ce qui est tout aussi regrettable, raison pour laquelle ils ne la voient plus aujourd'hui. Elle a été jusqu'à les harceler pour qu'ils accordent leur pardon à l'auteur des faits."

Le substitut Derijcke du parquet de Namur requiert 2 ans à l'encontre du prévenu, sans s'opposer à un éventuel sursis probatoire. "Il est interpellant d'entendre l'auteur dire qu'il n'a pas fait de mal aux enfants. La question de savoir pourquoi ceux-ci ne se sont jamais réveillés quand ces actes étaient commis reste aujourd'hui toujours sans réponse."

Me Donatangelo plaide la suspension simple du prononcé de la condamnation pour son client, dont le casier judiciaire est vierge. "Il a fait part d'un réel sentiment de regret, de honte, de culpabilité. Il suit toujours une psychothérapie. Les examens psychologiques relèvent un risque de récidive extrêmement faible dans son chef."

Jugement le 28 octobre.

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