4 ans de prison requis pour un viol qui aurait eu lieu dans un squat namurois

Extorsion, fraude informatique, coups, menaces, font aussi partie des préventions

Julien Van Espen
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©Bauweraerts Didier

Extorsion, viol, menaces, coups, détention de cocaïne,…Ce volubile prévenu qui comparaissait détenu ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Namur risque 4 ans de prison.

Les faits dont il est question ont eu lieu alors que l'individu venait de sortir de prison. Le 23 janvier 2022, il aurait menacé le serveur d'un débit de boisson namurois avec un revolver en plastique pour obtenir une bière. "C'est un malentendu. J'ai vu ce revolver à fléchettes en caoutchouc dans la caisse de jouets de mon petit-neveu et je l'ai pris. Au café un peu plus tard, on me parlait de coups de couteau qui venaient d'avoir lieu. J'ai alors sorti le jouet en disant que j'étais paré en cas de problème. Le patron a cru que je le menaçais avec une arme réelle."

Le ministère public reproche à la même personne d'avoir commis un viol le 12 avril 2022 à Namur. Il aurait attiré sa victime dans un squat avant de refermer la porte derrière elle, de baisser son pantalon et de l'obliger à entretenir une relation sexuelle avec lui, sous la menace d'un couteau. "Je consommais beaucoup de cocaïne à l'époque. J'ai rencontré cette dame qui m'a dit être une prostituée. Elle voulait fumer de la cocaïne, je lui ai proposé de m'accompagner. Elle a voulu me remercier en me proposant une relation, mais il n'y a pas eu de viol."

Le prévenu doit aussi répondre d'une extorsion sous forme de fraude informatique commise le 3 avril 2022, lors de laquelle il a abusé d'une personne vulnérable pour lui soutirer 4000 euros. Là aussi, notre homme a réponse à tout : "Ils avaient atteint leur limite de retrait. Ils m'ont alors transféré de l'argent pour que je le retire. On devait retirer 400 euros, mais quelqu'un a mis par erreur un zéro de trop."

10 jours plus tard, des menaces, que le parquet demande de requalifier en outrage, ont été proférées à l'encontre de policiers qui l'interpellaient pour les faits de viol. Outre des faits de détention de cocaïne, le prévenu est également accusé d'avoir donné 4 claques et d'avoir arraché les cheveux à sa belle-mère, ce qu'il nie. "Elle dort dans le canapé. Elle en tombe fréquemment."

Au vu de l’absence de remise en question et des antécédents du prévenu, le substitut Vandermeiren requiert une peine de 4 ans de prison pour l’ensemble de ces préventions. Me Somers plaide pour sa part une ultime mesure de sursis probatoire pour son client et plaide l’acquittement pour la prévention de viol. Jugement le 4 novembre.

JVE

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