Séquestrée et frappée car elle refusait une partie à trois

Gembloux Le parquet requiert la confirmation d’une peine de 2 ans de prison

Julien Van Espen
Séquestrée et frappée car elle refusait une partie à trois
©DR

Ce vendredi, deux prévenus condamnés par défaut 2 ans de prison pour des préventions de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de plus de 4 mois et de séquestration faisaient opposition devant le tribunal correctionnel de Namur.

Les faits ont eu lieu à Gembloux en décembre 2018. Un couple, les prévenus, a accueilli une amie qui traversait un épisode dépressif. Après avoir consommé de l'alcool, ils lui auraient proposé une partie à trois, ce qu'elle a refusé. La victime déclare ensuite avoir été séquestrée et frappée. Me de Fauconval, conseil de la victime, qui réclame 500 euros et la réalisation d'une expertise médicale, évoque un véritable calvaire. "Elle a été retenue contre son gré, son téléphone lui a été pris, elle a reçu des coups pendant près d'une heure. Elle a fini par parvenir à récupérer son téléphone et par appeler sa mère qui est venue la chercher. Elle s'est ensuite rendue aux urgences pour faire constater les coups reçus. Les policiers ont constaté qu'elle se trouvait en état de choc. Les déclarations des deux prévenus sont contradictoires. Une attestation a été déposée au dossier, elle accuse ma cliente d'être folle. Le tribunal ne devra pas en tenir compte car elle a été rédigée par la meilleure amie de la prévenue. Ma cliente présente aujourd'hui encore un important stress post-traumatique. Elle veut surtout tourner la page."

Le ministère public requiert la confirmation de la peine initiale. Le conseil des prévenus plaide l'acquittement de ceux-ci. "La victime est instable et dépressive. Ce soir-là, elle affirmait voir un homme qui voulait l'attaquer dans la salle de jeu des enfants, il n'y avait évidemment personne. Le médecin qui l'a examinée estimait qu'elle avait pris de la drogue."

Le prévenu a pris la parole en fin d'audience : "J'assume toujours les actes que je pose mais je ne veux pas être condamné pour quelque chose que je n'ai pas fait. Nous avons voulu lui rendre service en l'accueillant chez nous. Elle voulait se suicider en se jetant sous un train, c 'est pourquoi j'ai effectivement fermé la porte. Mais nous ne lui avons pas porté de coups." Jugement le 4 novembre.

JVE

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