Paysans-Artisans ouvre sa première boucherie en circuit court à Namur

Ce modèle permet d’avoir une traçabilité irréprochable, de planifier l’élevage en amont et de définir les prix avec les éleveurs.

S. M.
Avec cette boucherie, Paysans-Artisans franchit ainsi une nouvelle étape dans le soutien des producteurs locaux et artisanaux qui misent sur la diversité et la qualité.
Avec cette boucherie, Paysans-Artisans franchit ainsi une nouvelle étape dans le soutien des producteurs locaux et artisanaux qui misent sur la diversité et la qualité. ©D.R

La coopérative dédiée au circuit court Paysans-Artisans a vu le jour en 2013 avec de la vente en ligne. Elle fonctionnait alors grâce à des bénévoles et assurait quelques dizaines de commandes par semaine. Neuf ans plus tard, elle vend aujourd’hui les denrées de 170 producteurs dans ses huit magasins de quartier et au travers de ses 18 points de R’Aliment. “On est entre 350 et 400 commandes par semaine et on travaille avec une cinquantaine de salariés et une centaine de bénévoles”, explique Bertrand Delvaux, l’un des coordinateurs de Paysans-Artisans.

Nouveauté : depuis deux semaines, le magasin namurois de la rue des Carmes dispose de sa propre boucherie. Celle-ci a été inaugurée ce vendredi.

Jusqu’il y a peu, chaque point de vente Paysans-Artisans disposait de son comptoir frigorifique dans lesquels viandes et volailles emballées sous vides pouvaient être achetées en self-service. Désormais, à Namur, des pièces à la découpe peuvent être demandées par le client. “Ives Doucy, de l’atelier ID Coupe et qui fait par ailleurs partie de nos coopérateurs, vient de s’installer sur le site de la Fabrique Circuit Court (Ndlr : qui regroupe des ateliers de transformation et des espaces de stockage dédiés au circuit court alimentaire). Celui-ci découpe et prépare les viandes et charcuteries en circuit court. C’est un boucher au service des éleveurs”, poursuit Bertrand Delvaux.

Plusieurs fois par semaine, de la viande fraîche bio (Ndlr : bœuf, porc, agneau, poulet) est livrée dans ce point de vente namurois. La fin du travail est réalisée en magasin. Une pratique qui présente un certain avantage en matière de consommation. “Au niveau de traçabilité, personne ou presque ne fait ça. On peut expliquer au client que le bœuf ou l’agneau qu’il va manger, par exemple, vient de telle ferme ou tel élevage à propos duquel on peut fournir des informations. ” Une boucherie en circuit court permet également de planifier l’élevage en amont et de définir les prix avec les éleveurs. “Une reconnaissance pour ceux qui ont jusqu’à présent résisté à la pression. ”

En fonction des résultats de la boucherie namuroise, d’autres pourraient prochainement ouvrir dans d’autres points de vente.

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