Bièvre : Il a frappé le facteur !

L’habitant reprochait à l’agent d’avoir poussé sa poubelle avec son véhicule lors de sa tournée

Sarah Rasujew
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Il a déposé plainte chez Bpost ©Jean Luc Flemal

Éric, un habitant de Bièvre âgé de 52 ans, a écopé de 12 mois de prison et 400 € avec sursis de cinq ans pour la moitié de la peine d’emprisonnement et de l’amende pour avoir frappé son facteur ! Des faits qu’il a commis le 19 décembre 2017, en début de matinée. Dans le cadre de la tournée de distribution du courrier, l’agent a eu une altercation verbale avec un habitant. Le facteur a reproché à Éric de laisser sa poubelle devant sa boîte aux lettres tandis que ce dernier reprochait au facteur d’avoir poussé sa poubelle avec son véhicule de service. Les versions des protagonistes sont contradictoires. Le facteur a déclaré que l’habitant l’avait attrapé par les vêtements en le tenant par le col alors que la fenêtre du véhicule était abaissée. Il lui a donné un coup de poing au visage et provoqué la chute de ses lunettes qui se sont pliées tandis qu’un des verres est tombé. La victime a présenté une blessure à la lèvre inférieure et des douleurs, ainsi

qu’un stress post-traumatique qui a entraîné une incapacité de travail. Selon Éric, il n’y a eu qu’une altercation verbale, l’agent lui aurait répondu agressivement et l’aurait insulté. Il serait alors rentré chez lui et a téléphoné directement au service des plaintes de BPost. “La cour estime que le prévenu n’aurait pas téléphoné à Bpost pour une simple altercation et que son appel n’est évidemment motivé que par la volonté de donner consistance à une version peu vraisemblable, alors que la partie civile est blessée et produira un certificat médical où le médecin a constaté la blessure et un état de stress post-traumatique.” Les magistrats ont relevé que la victime avait déposé plainte dès 10 heures du matin. Les policiers ont constaté une trace de coup au niveau de la lèvre et l’état des lunettes. “La victime décrit les faits de façon différente du prévenu, indiquant avoir déplacé de 50 cm la poubelle qui empêchait l’accès à la boîte aux lettres avant de remonter dans son véhicule.

Le facteur a indiqué avoir été interpellé une première fois par le prévenu et lui avoir dit qu’il aurait une lettre le lendemain pour réclamer un accès plus aisé à sa boîte. “C’est plus tard, lorsqu’il repassait dans la rue, que le prévenu l’attendait avec son véhicule, l’a bloqué et puis a couru vers son véhicule pour l’empoigner.” La cour a estimé qu’il n’existait pas de doute quant à la véracité de la déclaration de l’agent. Les magistrats lui ont accordé un dommage de 1 000 euros.

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