Cerfontaine : il frappe son ex-compagne devant leurs quatre enfants

Un homme n’a pas accepté que sa femme le quitte. Après lui avoir envoyé plus de 1.000 messages, il l’a menacée et frappée.

S. M.
Le parquet de Namur requiert 12 mois avec sursis probatoire.
Le parquet de Namur requiert 12 mois avec sursis probatoire. ©Monmart

Dix ans de vie commune et quatre enfants, cela ne s’efface pas comme ça. Quoique.

Un habitant de Cerfontaine né en 1986 est poursuivi devant la justice dinantaise pour des faits de harcèlement commis entre le 1er et le 18 novembre 2022 envers son ancienne compagne, dix ans plus jeune. Mais aussi pour menaces et coups et blessures. “Elle a repris les cours et j’ai constaté au fil du temps qu’elle s’éloignait. Elle avait rencontré quelqu’un. Je n’arrivais pas à concevoir de perdre ma famille. La charge émotionnelle a été trop importante”, reconnaît le prévenu qui avait un problème avec l’alcool. “Oui, quand j’étais en prison, je me suis rendu compte que boire quelques bières par jour ce n’était pas normal. ”

Durant les deux semaines qui ont suivi la séparation, ce dernier a envoyé 1083 messages à son ex-compagne. Le 18 novembre, il l’a menacée de mort et lui a porté de nombreux coups : coups de poing au visage, coups de pied dans le dos et tentative d’étranglement. Le tout devant leurs quatre enfants âgés de 4, 5, 7 et 9 ans. Des faits qui valent, pour le parquet de Namur, 12 mois avec sursis probatoire.

Trois mois après cette période sombre qu’il ne parvenait pas à accepter, le prévenu dit avoir tourné la page, notamment grâce à sa nouvelle compagne. Mais la victime assure, de son côté, être encore importunée alors qu’une des conditions à la détention préventive était de ne plus entrer en contact avec elle. “Ce que je veux, c’est que ça cesse. ” Jugement le 15 février.

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