Vague de vols en province de Namur, de Liège et de Luxembourg : ils ciblaient les remorques et les métaux

Une vingtaine de faits sont reprochés au principal intéressé. Sa compagne dit avoir été avec pour dix d’entre eux.

S. M.
Les remorques double essieu faisaient partie des biens ciblés par les prévenus.
Les remorques double essieu faisaient partie des biens ciblés par les prévenus. ©D.R

Deux hommes et une femme faisaient opposition à un jugement qui les a récemment condamnés à 12, 18 et 30 mois de prison pour des faits de vols et recel, ce mardi matin devant le tribunal correctionnel de Dinant.

Le principal prévenu est poursuivi pour une série de vols commis en province de Namur, de Luxembourg et de Liège en 2019 et 2020. Une vingtaine de faits sont évoqués. On parle essentiellement de remorques et d’éléments qui y sont liés, de métaux et de vêtements de travail. Le suspect ne reconnaît que le vol que d’un catalyseur à Fléron, d’une ridelle de remorque à Houyet et d’habits de travail dans un commerce de Marche-en-Famenne.

Pourtant, son ex-compagne qui fait également partie des prévenus, reconnaît avoir commis 10 vols différents avec lui. Sa voiture a par ailleurs été identifiée sur les lieux de différents méfaits dans la période infractionnelle. “Je faisais les ferrailles mais je ne volais pas. Je frappais chez les gens pour avoir l’autorisation de prendre les métaux. C’est peut-être pour ça que mon véhicule a été identifié. Pourquoi ma compagne reconnaît les vols et pas moi ? Je ne sais pas. Peut-être qu’elle a voulu m’enfoncer”, explique le prévenu. Son avocate précise que les victimes n’ont jamais pu formellement l’identifier.

Le troisième prévenu voudrait-il également l’enfoncer ? Car ce dernier, qui est poursuivi pour le recel de cinq remorques, affirme lui en avoir acheté quelques unes à un prix très intéressant. “Je fermais les yeux là-dessus car ma situation financière était délicate. Je mettais 100-150euros pour une remorque. ” “Le principal prévenu lui proposait des remorques mais mon client ne les achetait pas toutes. Il lui arrivait également d’en acheter sur Marketplace. Après quelques réparations, il les revendait sur internet”, ajoute son conseil.

Tous les prévenus ont plaidé une peine de travail. Le parquet ne s’y est pas opposé pour deux d’entre eux, mais a demandé la confirmation des 30 mois de prison pour le principal suspect. Jugement le 28 février.

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