Vente de cannabis en association à Namur : “On n’est pas dans Narcos”, clame un prévenu

Selon le parquet, il y avait un réel “courant d’affaires” entre les protagonistes du dossier

JVE
*** TODAY'S BELGA ARCHIVE PICTURE *** 20061212 - ANTWERPEN, BELGIUM : Illustration shows a cannabis plant, Tuesday 12 December 2006, at a press conference of VZW called 'Trekt uw plant', on the first legal cannabis plantation in Antwerp. BELGA PHOTO DIRK WAEM
D'importantes quantités de cannabis ont été vendues, de façon organisée. ©BELGA

La téléphonie et l’observation des déplacements des vendeurs de drogue ont été décisives dans l’enquête menée au sujet de ce trafic qui a duré d’octobre 2019 à octobre 2020. Selon les enquêteurs, le dirigeant de l’association aurait écoulé 210.000 euros de cannabis. Interrogé, il déclare : “Le chiffre est trop important. Je l’estime pour ma part à 75.000 euros, maximum. Nous achetions à 3 ou 4 pour avoir un meilleur prix, cela s’arrête là.” L’actif illégal attribué au second prévenu s’élève à 117.000 euros. Le 13 octobre 2020, il a été interpellé avec 8 kilos de cannabis. "J’avais des problèmes financiers et j’ai vendu, c’est vrai. On dit que nous voulions faire venir du cannabis du Maroc en bateau, mais nous n’évoluions pas à ce niveau-là, on n’est pas dans Narcos."

Le substitut Vandermeiren a développé sa vision du dossier : “Chacun affirme qu’il évoluait de son côté. Or, l’association est incontestable. Le principal prévenu a utilisé pas moins de 11 numéros de téléphone sur la durée de la période infractionnelle, il se rendait à Bruxelles pour s’approvisionner une à deux fois par semaine, allait parfois aux Pays-Bas pour la même raison. Ils avaient des rôles bien définis : certains étaient des vendeurs qui avaient un téléphone de fonction, étaient réapprovisionnés parfois plusieurs fois par semaine et étaient rémunérés en stupéfiants pour leur consommation personnelle. D’autres stockaient de la marchandise ou la prenaient en dépôt, certains redirigeaient des clients potentiels vers des vendeurs, des achats groupés étaient réalisés. Il y avait un réel courant d’affaires.

5 ans de prison sont requis contre celui qui est présenté comme la tête pensante de l’association. 4 ans sont requis contre 2 autres prévenus et 3 ans pour 2 autres. 40 mois sont requis contre deux prévenus, 30 mois pour un autre, alors que des peines de travail autonomes sont réclamées pour les 5 derniers.

Suite des débats le 3 février.

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