“À la limite”, un premier court-métrage réalisé par la Namuroise Clotilde Colson

Le tournage du film a commencé le 19 janvier. Il raconte l’histoire de Jeanne, une jeune fille qui, lors d’une soirée, se retrouve confrontée à ses plus grandes peurs.

S. M.
Le récit se concentre sur une nuit, cruciale dans la vie de Jeanne.
Le récit se concentre sur une nuit, cruciale dans la vie de Jeanne. ©D.R

Diplômée d’un master en “Écriture cinéma” à l’IAD et scénariste (longs-métrages et séries) dans la vie quotidienne, la Namuroise Clotilde Colson est également réalisatrice. Depuis le 19 janvier, son tout premier court-métrage, “À la limite”, est en cours de tournage. Il traite de sujets actuels tels que la timidité profonde, l’isolement chez les jeunes, les angoisses, la résilience. Un court-métrage dans lequel on retrouve notamment la jeune actrice belge Fantine Harduin (“ Happy End” de Michael Haneke, “Adoration” de Fabrice du Welz). “ “À la limite” est un film belge, de genre, inspiré du courant du cinéma italien le “Giallo”. Le projet est produit par Lio Scailteur (Wise Up Productions) et est coproduit par la Fédération Wallonie Bruxelles, la RTBF et le tax shelter”, indique Clotilde Abinet, chargée de la communication pour le court-métrage.

Ce court-métrage raconte l’histoire de Jeanne, une jeune fille qui, lors d’une soirée, se retrouve confrontée à ses plus grandes peurs. Celles-ci se manifestent sous la forme d’une créature étrange et lumineuse. “II me tient à cœur de faire exister cette créature dans la réalité, et de ne pas abuser d’effets spéciaux. Après avoir envisagé plusieurs options, nous avons décidé de créer un mannequin en résine opaline avec éclairage interne”, explique la réalisatrice. Le visage de la créature sera créé à partir d’un scan du visage de l’actrice principale et sera alors un double parfait de Jeanne.

Les codes du fantastique et de l’horreur

Le récit se concentre sur une nuit, cruciale dans la vie de Jeanne. C’est à travers les codes du fantastique et de l’horreur que Clotilde Colson racontera l’histoire de l’héroïne. “Parler de l’intime à travers l’horrifique, c’est pour moi une façon d’accéder à l’invisible, à ces pulsions qui nous habitent et ces émotions qui nous hantent. Ma fascination pour des réalisateurs tels que Dario Argento, Mario Bava ou David Lynch n’est pas un hasard”, poursuit-elle.

“À la limite” se prête à une mise en scène sensorielle. “L’image et le son, le montage et la musique, racontent beaucoup plus que les dialogues. C’est pour cela que le scénario s’attarde davantage sur la description de ce que l’on voit à l’image avec le plus de précision possible. Le décor, les costumes, les cadres, les lumières auront un impact direct sur l’émotion. Jeanne est un personnage presque muet. Toute la communication passe par ses expressions et son corporel. ”

La Namuroise dit vouloir aller jusqu’à créer une atmosphère claustrophobe, avant de prendre du recul avec Jeanne et de la libérer d’un cadre trop serré.

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