Des coups de clé à douille à son épouse : 15 mois de prison avec sursis

“Le mari ne voulait pas que sa femme sorte, qu’elle apprenne le français, expliquant que sa place était à la maison.”

JVE
 Un objet de ce type a été lancé à la victime.
Un objet de ce type a été lancé à la victime. ©DR

Du dossier, il ressort que les deux protagonistes de l’affaire de violences conjugales abordée le 19 décembre devant le tribunal correctionnel sont en fait deux cousins, qui se sont mariés en Palestine, suite à un mariage arrangé. Les deux scènes évoquées ont eu lieu en 2020. Lors de la première, le 19 janvier, le prévenu a lancé une valisette à son épouse. Lors de la deuxième, il lui aurait donné à la tête plusieurs coups de clé à douille. S’exprimant via les services d’un interprète, il niait avoir porté ces coups, mais affirmait avoir lancé l’objet.

L’avocat de la victime évoquait à l’audience des insultes, des coups et des menaces régulières. Le substitut Mascart réclamait15 mois de prison assortis d’un sursis probatoire et revient sur le contexte particulier de la relation : “Dès le début, la violence était présente. Le mari ne voulait pas que sa femme sorte, qu’elle apprenne le français, expliquant que sa place était à la maison. Le CPAS a dû imposer des cours de français à Madame. Le prévenu la menaçait de mort lorsqu’elle parlait de le quitter, il estimait qu’elle prenait trop de libertés. Elle a déposé plusieurs plaintes pour harcèlement. Monsieur est en Belgique depuis 2015. L’apprentissage de la langue et le respect des lois font partie de l’intégration.

Une peine de prison de 15 mois assortie d’un sursis de 3 ans et une amende de 100 euros ont été prononcées ce lundi.

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