Namur

Pour le parquet, les excès de vitesse ne doivent pas être banalisés

« J’ai une vie mouvementée, avec notamment beaucoup de problèmes de famille, mais je vais assumer ». A presque 60 ans, Michel possède un casier judiciaire de 13 pages. 35 faits de roulage, 13 dossiers en correctionnelle. « Mais je n’ai jamais été arrêté en état d’ivresse », précise le prévenu. De fait, au niveau roulage, c’est en matière de défaut d’immatriculation et d’assurance ou d’excès de vitesse qu’il se distingue. Ce mardi, c’est pour s’expliquer au sujet d’une infraction de ce type qu’il est présent devant le tribunal de Namur. Le 1er mai 2017 vers 11 h, à Gelbressée, il a été contrôlé à 87 dans une zone limitée à 50 km/h. Il a été condamné à une amende de 30€ et à 3 mois de retrait de permis et doit réussir 4 examens afin de pouvoir à nouveau avoir le droit de conduire. Ce mardi, il faisait appel.

Son avocate explique sa situation délicate : « Il a 11 enfants, dont 2 de 5 et 8 ans qui sont à charge. Sa compagne n’a pas le permis, elle est en licence, ils n’ont pas de revenu et vivent avec 1200 euros par mois, ils sont en règlement collectif de dettes depuis 13 ans. L’immeuble où ils habitent a été mis en vente et ils doivent être partis dans un mois. »

Pour le parquet, le premier jugement rendu était déjà très clément. « On ne peut pas banaliser ce type d’infraction, la vitesse tue. Je demande donc la confirmation du premier jugement. »

Jugement le 12 novembre.