En couple depuis mars 2020, ce prévenu a été placé sous mandat d’arrêt pour des coups sur celle qui partageait sa vie en juillet 2020. Condamné à une peine de 18 mois assortie d’un sursis probatoire après 5 mois de détention préventive, il a récidivé en février 2021, brisant le nez de sa compagne après avoir bu toute la journée avec des amis. Les enfants de la victime ont appelé la police, dont l’arrivée a mis fin à la scène de coups.

Le parquet de Namur s’opposait le 27 mai à de nouvelles mesures probatoires et réclamait pour ces faits et des outrages sur les agents qui sont intervenus ce jour-là une peine ferme de 3 ans à l’égard de celui qui a été condamné à 9 reprises pour divers motifs sur une période de 10 ans. « Il est sorti de prison en décembre et la même dynamique a repris, il a à nouveau placé sa compagne sous emprise et s’est montré tyrannique. A tel point que les enfants de la victime voulaient prendre des cours de boxe pour protéger leur mère. Ce jour-là, il a reproché à sa compagne son séjour en prison. Elle a mis ses enfants en sécurité et s’est enfermée dans la salle de bain. Elle est sortie alors qu’elle pensait qu’il s’était endormi. Il était en réalité caché et lui a donné un coup de poing en plein visage, avant de l’attraper par les cheveux, de lui donner un coup de genoux et de la gifler. »

La défense évoquait un grave problème de personnalité et plaide un sursis incluant un suivi thérapeutique dans un centre résidentiel. Me Somers indiquait : « Il a un bon fond mais un problème de personnalité. Il est regrettable qu’aucune thérapie ne soit intervenue après la première peine, et de la prison ferme ne va pas l’aider. Il a un problème plus qu’il n’est méchant. »

Le tribunal a condamné le prévenu à 37 mois de prison ce jeudi.