Marc (prénom d’emprunt), a déjà été condamné en 2004 à 6 ans de prison pour viol sur une mineure de moins de 10 ans. C’est pour s’expliquer au sujet d’un attentat à la pudeur commis à Jambes le 12 avril dernier qu’il était présent ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Namur.

Le prévenu, né en 1953, gardait les enfants de son voisin, âgés de 15 ans et 10 ans. Alors que le plus grand était à la toilette, le prévenu explique que la petite lui a posé des questions sur la sexualité mais qu’il ne l’a pas touchée. L’aîné déclare avoir vu le prévenu retirer la main de la culotte de sa sœur lorsqu’il sortait des toilettes. "Il y a des problèmes entre les parents, ils manipulent leurs enfants pour en avoir la garde. Lui m’avait demandé de l’argent, j’ai refusé, alors il veut me le faire payer… Je n’ai pas touché la petite fille. Ils ont vu un livre sur la sexualité, ils m’ont demandé comment se masturber, m’ont parlé des prostituées, elle m’a posé des questions mais je ne l’ai pas touchée."

Le représentant du parquet est formel : "L’aîné a entendu la conversation depuis les toilettes, dont il est sorti quand il a supposé ce qui se passait. La petite explique que le prévenu a voulu lui montrer des gestes de masturbation, gestes qu’elle a décrits. Quand l’aîné est sorti, il a ôté sa main. Les enfants en ont ensuite parlé à leur père. Et aujourd’hui, il reporte la responsabilité de son geste sur l’enfant."

L’auteur présumé des faits a déjà été condamné à 6 ans de prison pour viol sur une mineure de moins de 10 ans en 2004. D’autres faits ont eu lieu sur une mineure qui avait entre 10 et 14 ans. Constatant l’état de récidive, le parquet requiert 4 ans de prison.

Marc réclame son acquittement. Son avocate plaide à titre subsidiaire une peine de probation autonome. "Mon client a rencontré le père des enfants alors qu’il était à la rue et l’a aidé, car il s’était retrouvé dans cette situation après sa sortie de prison. Les enfants lui ont posé des questions et il s’est senti obligé d’y répondre, il reconnaît que ce n’était pas son rôle mais nie l’attentat à la pudeur."

Un dépôt de pièces au dossier interviendra dans le cadre de cette affaire le 30 septembre.

JVE