Le tribunal correctionnel de Dinant a condamné, mercredi, un homme né en 1969 poursuivi pour des attentats à la pudeur avec violences ou menaces commis à l'encontre de ses deux nièces, entre 2014 et 2015 à Couvin, à une peine de 40 mois de prison avec un sursis probatoire de cinq ans.

Le ministère public avait mis en avant le contexte de dévoilement des faits. Le prévenu avait fait un bisou proche de la bouche, en guise d'au revoir, à la maman des deux jeunes filles (la belle-sœur du prévenu) âgées de 5 et 6 ans au moment des faits, devant les deux fillettes. "Dans la voiture, l'une d'elles a dit à sa mère qu'elle n'aimait pas quand son parrain faisait ça", a précisé le parquet de Namur.

Entendues dans le cadre d'une audition vidéo filmée, les deux gamines ont indiqué que leur parrain les embrassait parfois sur la bouche et qu'il faisait aller son bassin quand elles étaient assises sur ses genoux. "Il n'y avait pas de connotation sexuelle, c'était un débordement affectif. Je ne voyais pas le mal. C'était sans arrière-pensée", expliquait le prévenu. Ce dernier a déjà été condamné en 2013 par la cour d'appel de Liège pour des faits similaires et avait bénéficié d'une suspension probatoire. Il avait à nouveau sollicité une telle mesure de faveur qui ne lui a finalement pas été accordée. "Celle-ci serait à nouveau perçue comme une absence de sanction par le prévenu qui persiste par ailleurs à dire que les faits qui lui sont reprochés résultent d'une mauvaise compréhension de la part des autres, alors qu'il n'adopte pas un comportement similaire avec ses propres filles", a notamment indiqué le tribunal.