Il a imposé une relation sexuelle de force, avec violence, menace et séquestration à la victime

Les faits se sont déroulés le 6 août 2019 dans le centre de Namur, rue des Brasseurs. Le prévenu, sans-domicile fixe et qui avait été accueilli par sa demi-sœur, étudiante, avait consommé de l’alcool et du cannabis lorsqu’il a imposé une relation sexuelle de force, avec violence, menace et séquestration à la victime. Il a d’abord nié les faits avant de les reconnaître, expliquant qu'il était "un peu défoncé".

Selon les experts, la personnalité psychotique et schizoïde, doublée d’une intelligence limitée, est exacerbée lors de la consommation de produits toxiques. Celui-ci parle peu, fait preuve d'une froideur émotionnelle majeure, est dans l'incapacité de nouer des relations et présente une absence totale de reconnaissance de la situation incestueuse ou de ce type d'interdit. Un risque de récidive élevé est mis en avant.

Lors de l'audience qui s'est tenue la semaine dernière, le substitut Seminara a souligné la personnalité inquiétante du prévenu et le caractère violent et ignoble des faits : Jean A. a mordu, étouffé et étranglé sa victime, violée à plusieurs reprises de différentes façons et a menacé de la tuer avec un couteau, avant que celle-ci ne prenne la fuite moitié nue pour se réfugier chez des voisins.

Me Sine, l’avocat de Jean A mettait en avant le passé difficile de celui-ci et plaidait un sursis probatoire pour son client. "Les faits sont glauques et graves. Il est apathique, ne parle pas , ne sait pas s'expliquer et éprouve des regrets insuffisants. Par le passé, il a été battu par son père et abandonné par sa mère. Il n'a jamais reçu d'amour dans sa vie et a pété un câble ce jour-là. C'est un schizoïde solitaire."

Dans son jugement, la présidente Matagne a tenu compte du risque élevé de récidive dans le chef du prévenu, de son état de récidive légale et de la circonstance aggravante de séquestration, avant de prononcer une peine de prison de 7 années.