Les plaidoiries ont débuté jeudi devant le tribunal correctionnel, dans un dossier de vols de voitures commis par une association de malfaiteurs composée de 16 prévenus dans lequel jusqu’à 7 ans de prison ont été requis

Les faits ont été commis entre 2018 et 2020, période durant laquelle une trentaine de voitures ont été dérobées. Les deux principaux protagonistes, deux frères, pénétraient dans des habitations pour voler les clefs des véhicules stationnés devant celles-ci et repartir avec les voitures des propriétaires des lieux. Les véhicules étaient ensuite revendus pour l’exportation, principalement via le site 2ememain, ou démontés et revendus en pièces détachées. Un intermédiaire « commercial » faisait le lien entre les voleurs et 3 groupes différents de receleurs. Outre les préventions de vols de voitures, de vol avec violence dans un cas, et celle d’appartenance à une association de malfaiteurs, certains des prévenus doivent répondre de recel, de vente illégale de véhicules d’occasion, de faux (faux car-pass, faux carnet d’immatriculation, fausses plaques, fausses cartes d’identité), d’entrave méchante à la circulation, de rébellion armée avec un véhicule, de coups et insultes sur agents, d’escroquerie mais aussi d’infraction à la loi sur les stupéfiants, un des receleurs ayant mis sur pied une culture de 200 plants de cannabis.

Le conseil du principal prévenu, Michaël M, plaide une peine de travail pour son client, contre qui 7 ans de prison étaient requis. « Il clame son innocence et conteste les vols et la prévention de dirigeant d’une association de malfaiteurs. Sa présence sur les lieux des faits n’est pas prouvée. S’il reconnaît une rébellion et des faits de recel, il nie des coups sur les agents de police. Aucune analyse de téléphonie, perquisitions ou observations ne confirment ce qui lui est reproché. Les réquisitions se basent uniquement sur les déclarations de co-prévenus. Il y a un réel manque d’éléments matériels le concernant. »

Brandon M. reconnaît également une rébellion contre la police, il nie des vols avec violence qui lui sont reprochés, tout comme le fait d’être, avec son frère, à la tête d’une association de malfaiteurs. Une mesure d’absorption par une autre condamnation est plaidée le concernant.

Des peines de travail ou des peines assorties de sursis sont plaidées pour les autres protagonistes du dossier.

 Suite des plaidoiries le 19 mai.