Dans l’histoire humaine, en temps de paix, nous n’avons jamais connu une crise d’une telle ampleur ." C’est par cette phrase du commissaire fédéral au Plan, Philippe Donnay, que Maxime Prévot (CDH) a commencé la présentation du plan de relance élaboré par le collège communal. C’est dire que l’heure est grave. Pour la majorité communale, un seul objectif : contribuer de la façon la plus adéquate à la reprise économique et à la vie en société au sortir de la période aiguë de la crise du coronavirus.

En tout, le collège prévoit des investissements divers pour 8,6 millions d’euros qui s’ajoutent à différentes exonérations de taxes, de redevances, de coûts de parkings, de loyers ou de subsides octroyés à diverses associations, le tout, déjà voté en conseil communal, pour un montant de 4,026 millions d’euros.

L’effort est conséquent. " Nous souhaitons en effet inscrire la capitale wallonne à l’avant-plan des villes soucieuses des acteurs et secteurs de son territoire ayant subi les conséquences de la Covid-19. La possibilité offerte par le ministre wallon des Pouvoirs locaux de mobiliser exceptionnellement jusqu’à 100 euros par habitant (soit 11 158 900 euros pour Namur) afin de construire un plan de relance est donc pleinement saisie ", affirme Maxime Prévot.

L’ensemble des mesures retenues soit soutient des secteurs ou des acteurs ayant été particulièrement impactés par la crise, soit vise à inscrire la dynamique de la ville dans un "nouvel après". Et, ajoute le bourgmestre, " s’agissant d’un plan de relance au sortir d’une crise qui continue à sévir, ses effets doivent pouvoir se faire ressentir à court ou moyen termes. Concrétiser un projet d’ici cinq ans n’aidera pas les acteurs fragilisés qui sont actuellement confrontés à des difficultés majeures, voire existentielles ".

Le plan vise donc à aider en priorité ceux qui ont été les plus impactés par la crise : les commerçants et le secteur Horeca, les PME locales, les acteurs culturels et de l’événementiel, les personnes socialement fragilisées, les acteurs sportifs et touristiques. Et ce sur base de trois axes structurants : l’enseignement et sa révolution numérique, l’alimentation et la promotion des producteurs locaux, la mobilité alternative et le bas carbone.

Impossible de lister ici l’ensemble des mesures prises mais nous y reviendrons bien évidemment en détail lorsqu’elles seront présentées au conseil communal.

Mais il est intéressant de noter que le montant cité de 8 millions d’euros ne concerne que la part communale, le montant total pouvant être nettement plus élevé, comme l’explique le bourgmestre : " 50 000 euros sont prévus en part communale pour la rénovation de l’éclairage et la sécurisation du site Mascaux. Le même montant est attendu en subside de la Région, ce qui porte le coût à 100 000 euros. Il peut donc y avoir un effet amplificateur à ces dossiers, ce qui constituera un facteur de soutien additionnel aux secteurs concernés ."

Patrick Lefèbvre