Tous les secteurs sont impactés par le Covid-19 et les mesures sanitaires en vigueur. Le milieu des taxis ne déroge pas à la règle. Si certains s'en sortent bien comme Taxilux en province de Luxembourg, ce n'est pas le cas de tous.

Avec deux véhicules qui roulent au lieu de onze en temps normal aux Taxis-Burnonville à Namur, le chiffre d’affaires (CA) va en prendre un coup cette année. "Les pertes en 2020 ? Comptez 85 % du CA. C’est délicat de mettre des chauffeurs en chômage technique. D’un autre côté, je dois quand même en garder sous la main, car si j’ai plusieurs courses à effectuer, il faut pouvoir assumer. Perdre des clients à cause de ça n’est pas possible", explique Pierre-Alexandre Sicurella.

Le patron/chauffeur a bien reçu des aides (5.000 euros de primes, plus 1.300 euros/mois de droit passerelle). Insuffisant. "En même temps, j’ai dû payer 15.000€ de congés payés. J’ai même demandé une aide à la famille, sinon je devais mettre la clé sous le paillasson", ajoute notre homme. Le couvre-feu et les nouvelles mesures n’arrangent en rien la situation. "J’avais investi dans l’achat de nouveaux véhicules juste avant la crise. Par chance, il y avait des fonds propres pour financer ces achats. Si cela ne s’arrange pas, on ne pourra pas survivre ainsi éternellement", conclut-il.

L.TR