Malgré deux condamnations pour des faits de violence en 2017 et 2018 à deux ans et 15 mois, avec sursis probatoire, cet habitant de Mettet né en 1974 n’a pas hésité à frapper sa compagne et sa belle-fille, en septembre et octobre dernier.

Il est premièrement reproché au prévenu d’avoir lancé une bouteille de bière à son épouse et d’avoir frappé sa belle-fille de 21 ans qui voulait s’interposer. "La dispute a débuté car ma belle-fille envoyait un message à un homme, un ami, avec le GSM de sa mère. Il allait croire que c'était elle à l'origine de ce message. J’ai repoussé ma belle-fille, je lui ai même peut-être mis une claque. Mais c’est un pitbull ! Vous avez vu mes poings ? Si je lui avait mis un coup, elle aurait eu une autre marque. Quant à mon épouse, je ne l'ai pas frappée. Elle s'est cogné le pied contre la porte", a-t-il expliqué.

Le couple s’est séparé après ce fait. Un mois plus tard, le prévenu s’est rendu chez son épouse, à Hastière, où il est entré après avoir cassé la porte-fenêtre. Il était armé d’un pistolet d’alarme, avec lequel il a menacé un homme présent. "Il a porté un coup de crosse à madame. Son objectif était de la molester puis de la présenter à un médecin pour faire constater les coups et, en même temps, en profiter pour lui parler des médicaments qu’elle prenait afin de changer de traitement", a indiqué le parquet de Namur qui requiert 40 mois ferme. 

La défense a plaidé le sursis probatoire et a mis en avant la relation toxique entre prévue et victime. "Ils étaient au fond du trou quand ils se sont mis ensemble. Mon client était à la dérive. A la fin août 2020, il lui arrivait de boire jusqu'à trois bouteilles de whisky par jour. C'est effarant. Le jour des faits à Hastière, il en avait bu et comme si ça ne suffisait pas, il avait pris d'autres substances." Jugement le 24 mars.