De nombreux vols sont reprochés à ces deux sans-abris du centre de Namur. Confrontés à la réalité de la rue, ceux-ci volent tout et n’importe quoi pour financer leur consommation qui est tout aussi aléatoire. De l’alcool et du cannabis, mais aussi des drogues dures. Vol qualifié dans un squat ou dans un abri de jardin, vol simple de carte de banque, vol de sac et de GPS dans des véhicules,…

" Ils sont désoeuvrés et touchent aux drogues dures, pour eux, tout est bon pour obtenir de l’argent", expliquait ce jeudi le substitut Seminara. "Dans ces conditions, il est difficile d’envisager un suivi de leurs assuétudes, ils ne sont pas preneurs, l’un d’eux ne veut d’ailleurs pas suivre une cure de désintoxication. Ces deux-là se sont bien trouvés et commettent leurs larcins ensemble. Privés de liberté en 2020, ils ont été relâchés pour aussitôt récidiver. On citera aussi des faits d’outrage, de rébellion et de crachat sur des agents de police."

La représentante du ministère public requiert une peine de 3 ans de prison et demande au tribunal de ne pas descendre en dessous de 2 ans.

Les conseils des deux prévenus plaident respectivement un sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive de 4 mois et demi déjà effectuée et un sursis probatoire.

Jugement le 29 avril.